"Pour Verloc Nim, le personnage principal, j'ai arrêté de tourner autour du pot, il a grosso modo ma tête."Frederik Peeters l'avouait déjà il y a trois ans au moment de la sortie du premier tome de Aâma: il y a beaucoup de lui dans ce récit, fût-il de science-fiction et d'une ambition rare, puisqu'il raconte pas moins que la création d'un monde appelé à remplacer le nôtre, issu de notre propre technologie. Trois ans plus tard, alors que vient de sortir le quatrième et imposant dernier tome de cette saga hors norme, on le croise à nouveau, cette fois à la galerie Champaka, et la tendance s'est plus que confirmée: Aâma est aussi l'histoire, extrêmement intime, de la relation tortueuse entre un père et sa fille, et un questionnement tout aussi intime sur le dogme de la procréation et les relations familiales. Des thèmes déjà croisés dans les récits d'autofiction du Suisse, à peine quadragénaire et déjà multi-primé depuis son fameux Pilules bleues, histoire d'amour forcément compliquée entre un jeune homme et une jeune femme séropositive. Avec Aâma, et à ...