"Letters to Gods (and fallen angels)"

Autodidacte, JML ( lire son portrait en page 4) déclare faire partie " de l'école des gens qui ont entendu les trois premiers albums d'Eno, disques m'ayant enlevé toute peur..." Ce qui permet par exemple de faire une intro au coffret à la Star Trek. " Soit quelqu'un du futur qui tombe sur une bouteille à la mer, qui explique ce di...

Autodidacte, JML ( lire son portrait en page 4) déclare faire partie " de l'école des gens qui ont entendu les trois premiers albums d'Eno, disques m'ayant enlevé toute peur..." Ce qui permet par exemple de faire une intro au coffret à la Star Trek. " Soit quelqu'un du futur qui tombe sur une bouteille à la mer, qui explique ce disque, et donc le XXIe siècle." Sacrée tranche d'humanité brouillée que Lederman choisit d'explorer en mode grandement électronique mais avec une diversité d'humeurs, de voix, de réminiscences. Hormis la reprise d' Into Your Arms de Nick Cave par l'Américaine Jenna Fearon -pas vraiment essentielle- et deux textes aux sources de Hunter S.Thompson et de Nietzsche, une vingtaine de lettres dessinent un univers rétrofuturiste, intrigant et cinématographique. Le premier des deux CD commence d'ailleurs, après l'introduction, comme un clin d'oeil aux eighties façon Depeche Mode, chanté par Agi Taralas, un Grec inconnu de nos services. Comme la plupart des interprètes qui, au fil des deux disques, surprennent et créent de multiples sensations: de Coline Wauters du groupe belge Atome aux vétérans de The Cassandra Complex et Gene Loves Jezebel, Lederman convoque la réussite. On citera la narration parlée de l'américaine Christina Z -auteure à succès de comics- de l'Écossais Haydn Park-Patterson ou encore de l'Allemand Stefan Netschio. Le tout dans un capiteux coffret au visuel performant, incluant les lyrics et trois textes sur le thème (d)es lettres aux dieux. Dont celui, particuliérement émouvant, du Carolo Philippe Genion. Pour une petite entreprise qui mérite bien mieux que la crise.