Le débat a bien animé Focus pendant quinze secondes: peut-on tirer le portrait d'un collaborateur sans passer pour de veules mollusques du passe-droit international, valets de la promo? Ben oui, vu que "notre"Guy Verstraeten, scribe aux pages télés du magazine, fait aussi le zouave sur scène sous le patronyme hispanisant de Guillermo Guiz. Avec -'tention au mot- talent. Son Bon fond, à Bruxelles jusque fin mars(1), commence en zone glissante, genre Raging Bull, lorsque Robert De Niro/Jake LaMotta rangé des rings fait rire le clampin de Las Vegas sur de vaseuses blagues fessières. Sauf que là, on est devant des vingt-trentenaires dans un club bobo d'Ixelles -autre dialectique donc. Guillermo a calé son mètre 88 sur le mouchoir de scène, affublé d'un T-shirt quelconque -sa marque-, la moustache placide de plaisir contenu. "J'étais à l'arrière d'une voiture avec une fille que je connaissais un peu. Je sais qu'à un moment, elle m'a dit: "Je t'aime bien tout ça, mais là quand même, tu exagères, y'a ta main dans ma culotte." Et je lui ai répondu, texto: "Oui oui. Mais elle ne fait rien de mal dans ta culotte." Et j'étais sincère, je me disais: "Meuf, ...