Impossible de l'ignorer: la Coupe du monde, c'est dans quelques jours. À cette occasion, la Cinematek propose, pendant les mois de juin et juillet, un cycle consacré au football au cinéma. Une vingtaine de films composent ce panorama, combinant archives (des images du derby Belgique-Hollande à Anvers en 1921), documentaires ( L'Étranger de Kenneth Michiels, sur l'intégration par le foot au sein du BX Bruss...

Impossible de l'ignorer: la Coupe du monde, c'est dans quelques jours. À cette occasion, la Cinematek propose, pendant les mois de juin et juillet, un cycle consacré au football au cinéma. Une vingtaine de films composent ce panorama, combinant archives (des images du derby Belgique-Hollande à Anvers en 1921), documentaires ( L'Étranger de Kenneth Michiels, sur l'intégration par le foot au sein du BX Brussels de Vincent Kompany; Zidane, un portrait du XXIe siècle de Douglas Gordon et Philippe Parreno) et fictions. Parmi celles-ci, quelques classiques du genre, comme Coup de tête de Jean-Jacques Annaud, avec Patrick Dewaere, À mort l'arbitre de Jean-Pierre Mocky, et son duo Eddy Mitchell - Michel Serrault, ou encore À nous la victoire de John Huston, qui alignait diverses gloires du ballon rond comme Pelé, Bobby Moore et Paul Van Himst, mais aussi Sylvester Stallone au poste de gardien de but. Le programme y adjoint judicieusement Deux mi-temps en enfer, le film du Hongrois Zoltan Fabri qui avait inspiré Huston, présenté en version restaurée. S'y ajoutent diverses curiosités, notamment George Best: All by Himself de Daniel Gordon, portrait du génial et fantasque ailier de Manchester United, Ultra de Ricky Tognazzi, incursion dans le hooliganisme à l'italienne sur les traces de supporters de l'A.S. Rome, et Le Ballon d'or de Cheik Doukouré, inspiré de la vie de Salif Keïta. Mais aussi des incursions plus ou moins fantaisistes dans le monde du ballon rond, sur les pas d'Éric Cantona dans Looking for Eric de Ken Loach, ou sous le signe des arts martiaux dans Shaolin Soccer de Stephen Chow, sans oublier les comédies Bend It Like Beckham de Gurinder Chadha ou Gregory's Girl de Bill Forsyth, Jafar Panahi recourant pour sa part au foot pour parler de la ségrégation sexuelle en Iran dans l'épatant Offside. Restera à caser tout cela (et quelques autres encore, comme le Pasolini d'Abel Ferrara, ou Mosafer, d'Abbas Kiarostami) entre les 64 matches du Mondial...