Du 2 au 4 août

Le festival conserve quelques-uns de ses principes déclarés égalitaires, comme l'entrée gratuite pour les moins de douze ans accompagnés d'un adulte, dans une prog garantie kids friendly . Avec évidemment une ribambelle d'arts de la rue,...

Le festival conserve quelques-uns de ses principes déclarés égalitaires, comme l'entrée gratuite pour les moins de douze ans accompagnés d'un adulte, dans une prog garantie kids friendly . Avec évidemment une ribambelle d'arts de la rue, du cinoche bio -non blockbuster donc- et une dose de musicalité calibrée, voire conscientisée. Il y a donc de l'alternatif hexagonal (Les Ogres de Barback), de l'exotisme tropical (Ibeyi), du hip-hop littéraire (Veence Hanao), du vaguement inclassable (Glauque), du féminisme bombastique (Muthoni Drummer Queen) et du traditionnel arabe revisité (Djazia Satour). Personnellement, on pointe Blick Bassy et Michael Kiwanuka, deux variations sur le meilleur de la blackitude contemporaine. Le premier, Camerounais engagé, a récemment proposé 1958, brillant disque d'une épatante modernité entre cordes et connexion griotte. Le second, Anglais d'origine ougandaise, s'est révélé comme l'héritier de la soul suprême -celle de l'empereur Otis- sans jamais tremper exagérément dans l'inutile revival.