Après avoir semé la terreur en France, le sanguinaire Docteur Radar s'est échappé en Italie. Bientôt rejoint par ses fidèles acolytes Mariana et Camel, il projette d'enlever le professeur Bene. Cet éminent savant a en effet élaboré des plans qui permettront à Radar d'assouvir sa soif de conquête spatiale et de régner en tyran sur le reste de l'humanité. C'est évidemment sans compter sur...

Après avoir semé la terreur en France, le sanguinaire Docteur Radar s'est échappé en Italie. Bientôt rejoint par ses fidèles acolytes Mariana et Camel, il projette d'enlever le professeur Bene. Cet éminent savant a en effet élaboré des plans qui permettront à Radar d'assouvir sa soif de conquête spatiale et de régner en tyran sur le reste de l'humanité. C'est évidemment sans compter sur le gentleman détective Ferdinand Straub et le peintre Pascin, lancés tous deux à sa poursuite. Les méthodes de Radar n'ont pas changé, elles sont toujours aussi violentes et sans pitié: chantages crapuleux, pression sur l'être aimé et torture à l'acide. Mais cette fois, les ravisseurs semblent être tombés sur plus fort qu'eux en la personne de Rebecca Linel, sulfureuse diva et maîtresse de Bene qui a décidé de ne pas se laisser faire. Avec une action qui se déroule dans les années 20, les deux auteurs poursuivent l'hommage rendu aux romans de gare de l'entre-deux-guerres. Sans tomber dans la nostalgie servile, ils restituent parfaitement cette ambiance particulière qui animait les livres d'Arthur Conan Doyle ou de Gaston Leroux, avec son lot de poursuites endiablées, de personnages hauts en couleur et de mystères ésotériques... Les esprits cartésiens n'y trouveront sans doute pas leur compte, tant le rythme de la narration prend le pas sur la vraisemblance. Le ton est résolument léger, parsemé de-ci de-là d'un humour pince-sans-rire, même si les protagonistes préfèrent les longues diatribes allégoriques et les insultes désuètes. Au point de vue graphique, Bézian est dans son élément: l'architecture moderniste du premier tome laisse place à la flamboyance de La Scala et aux structures en acier de gigantesques hangars. La conception des costumes n'est pas en reste, avec les imprimés des robes à la géométrie très Art Déco. Vivement la suite de ce polar noir et pêchu.