En 1988, un Eddie Murphy qu' Un fauteuil pour deux et Le Flic de Beverly Hills avaient propulsé au faîte de la gloire s'autoproclamait Prince à New York sous les traits d'Akeem, héritier du royaume africain du Zamunda débarquant dans le Queens "incognito" avec son serviteur Semmi (Arsenio Hall) pour y trouver l'élue de son coeur, choc des cultures réjouis...

En 1988, un Eddie Murphy qu' Un fauteuil pour deux et Le Flic de Beverly Hills avaient propulsé au faîte de la gloire s'autoproclamait Prince à New York sous les traits d'Akeem, héritier du royaume africain du Zamunda débarquant dans le Queens "incognito" avec son serviteur Semmi (Arsenio Hall) pour y trouver l'élue de son coeur, choc des cultures réjouissant à la clé. Réalisé par l'excellent John Landis, Coming to America fera un carton retentissant: Murphy n'est pas seulement prince , il s'impose aussi comme le King du box-office. Trente-trois ans plus tard, l'acteur s'époumone à courir après un succès que des choix souvent désastreux ont ravalé au rang de lointain souvenir. Le voilà donc de retour au Zamunda, pour donner une suite à cette comédie culte. En guise de scénario, Coming 2 America se borne, pour l'essentiel, à repasser les plats: désormais roi, Akeem repart à New York à la recherche d'un fils bâtard, LaVelle (Jermaine Fowler), afin de lui confier les clés du royaume et épargner au Zamunda une guerre avec le voisin du Voiziland à la faveur d'un mariage arrangé avec la fille du sanguinaire général Izzi (Wesley Snipes). Des péripéties prétextes à revisiter l'original, auquel Coming 2 America multiplie les clins d'oeil quand il n'en reprend pas des scènes entières en flash-back, le tout parsemé de gags élimés et habillé de séquences musicales, quelques stars du R'n'B se joignant aux protagonistes du premier opus devant la caméra de Craig Brewer. Pour un résultat aussi inoffensif que peu inspiré, dont les timides concessions à l'air féministe du temps n'atténuent pas le sentiment que l'humour d'Eddie Murphy a (mal) vieilli avec lui...