Bricoleur, écrivaine, mentaliste, anthropologue... l'éventail des métiers venus porter leur lumière sur les enquêtes piétinantes de la police s'est déployé considérablement depuis l'origine des séries télés. Mais il a fallu du c...

Bricoleur, écrivaine, mentaliste, anthropologue... l'éventail des métiers venus porter leur lumière sur les enquêtes piétinantes de la police s'est déployé considérablement depuis l'origine des séries télés. Mais il a fallu du cran au créateur de Cameron Black ( Deception en v.o.) pour sortir de son chapeau un magicien excentrique, mégalo et le lancer sur la piste des méchants. Sur le papier, le profil du Mentaliste version Majax (avec des références appuyées à Sherlock Holmes) a tout du boulet dans les pattes de n'importe quel policier qui se respecte. Pourtant les agents du FBI l'accueillent qui avec révérence polie, qui avec les yeux qui scintillent. Les enquêtes procédurières sont ici dynamitées par le flair explosif et abracadabrantesque de Cameron Black (le britannique et sémillant Jack Cuttmore-Scott), qui se dilue dans des épisodes aux rebondissements si fumeux qu'ils en deviennent presque drôles. Léger, frais, le résultat endort les neurones et fait passer l'après-midi aussi sûrement qu'un rosé en plein cagnard.