Peut-être est-ce un signe tangible de la montée en puissance du dessin, médium perçu comme proche et accessible par le grand public: la quatrième édition d'Art on Paper, dont le sous-titre est "The Brussels Contemporary Drawing Fair", double de volume. Pour rappel, l'événement s'affiche depuis ...

Peut-être est-ce un signe tangible de la montée en puissance du dessin, médium perçu comme proche et accessible par le grand public: la quatrième édition d'Art on Paper, dont le sous-titre est "The Brussels Contemporary Drawing Fair", double de volume. Pour rappel, l'événement s'affiche depuis le début dans un format -" un stand, une galerie, un artiste"- éminemment lisible. On ne peut que louer cette volonté de clarification qui aide à rendre compte de la diversité des approches du genre. Au menu de l'édition 2018, on trouve une programmation percutante qui, durant cinq jours (le mercredi est réservé aux VIP), fait place à 50 galeries belges et internationales. Parmi les nouveautés, Marie Cantos, la nouvelle directrice artistique, pointe un rapprochement audacieux: " Nous ferons entendre le rapport du dessin au son, à la musique expérimentale, à la matérialité physique de l'univers sonore, à la trace du son sur un support". Côté "not to be missed", on conseille d'être attentif aux oeuvres foisonnantes d'un Steven Baelen (1981, Roeselare), artiste belge présenté par la galerie Levy.Delval. Idem pour les Italiens de Montoro12 qui, après lui avoir dédié un solo show, mettent Serena Fineschi à l'honneur. On aime ses compositions qui respirent les lendemains de fête douloureux. Ainsi des fleurs écrasées qui croisent chewing-gums dûment mâchés et autres taches suspectes dont l'assemblage n'est pas sans rappeler l'univers d'un Cy Twombly.