La fin de l'année approche. Et avec elle l'heure du bilan. Ce n'est pas trahir un secret que d'affirmer que 2016 n'aura pas franchement respiré le bonheur. À la valse des faits macabres (attentats, Syrie, austérité...) s'ajoute la sensation vertigineuse du saut sans parachute dans l'inconnu, résultat du basculement d'un monde vers un autre, hors de contrôle. Un nouveau territoire marqué notamment par une inversion du rapport de force en faveur du"peuple" -si l'on entend par là le corps social décapité de ses élites (partis politiques traditionnels, médias ou experts). Le référendum italien du week-end dernier, voulu et perdu par Matteo Renzi, en est une nouvelle démonstration.
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