En 2011, Jonathan Levine envoyait valdinguer les tabous en lien avec la maladie le temps d'un 50/50 dont le titre semblait renvoyer tout aussi bien aux chances de s'en sortir de son personnage principal, atteint d'une forme particulièrement rare et avancée de cancer, qu'au principe même du film: 50% de rires, 50% de larmes. Quatre ans plus tard, son équipe gagnante reste en partie inchangée -Joseph Gordon-Levitt et Seth Rogen devant la caméra, Rogen et Evan Goldberg à la production- et affiche une même propension au mélange des genres, puisqu'il s'agit ici de revisiter la forme éculée du conte de Noël à la sauce pimentée de la nouvelle comédie américaine.

Mais comme souvent quand la paire Rogen-Goldberg (Superbad, This Is the End) est à la manoeuvre, c'est au récit d'une histoire d'indéfectible amitié que s'attelle avant tout The Night Before. Soit celle qui unit Ethan, Isaac et Chris depuis la mort accidentelle des parents du premier un funeste soir de réveillon de Noël, et qui les pousse chaque année à la même date à se lancer dans une virée hallucinée aux vertus amnésiques. Mais la future paternité d'Isaac et la fulgurante célébrité de Chris devraient bientôt avoir raison de la tradition. Et le trio de se lancer dans une ultime nuit de débauche dans Big Apple. La der des ders, donc, histoire d'acter une fois pour toutes leur passage à l'âge adulte, mais surtout de vérifier que la sagesse s'acquiert parfois au prix des pires excès...

Wrecking Ball

Multipliant les détournements bibliques -une crucifixion d'un genre particulier- et les références filmiques -à Big, Maman j'ai raté l'avion, The Great Gatsby...-, Levine signe un feelgood movie évoluant entre rires gras -à base de drogues, de vomi, d'allusions sexuelles ou scatologiques, et bien sûr d'énormément d'alcool- et émotions vraies -un final bêtement touchant qui repose la question de la pertinence de valeurs supposément cardinales.

Un cocktail parfaitement dosé, à l'efficacité désormais éprouvée, présidant à une comédie décomplexée dont l'indéniable réussite tient aussi beaucoup à son casting. Puisqu'aux côtés des Joseph Gordon-Levitt, Seth Rogen, Anthony Mackie et autre Michael Shannon, hilarant en dealer dérangé, on retrouve ici une formidable brochette de cadors de la comédie US actuelle. Du père Noël conteur Tracy Morgan (la série 30 Rock) au Grinch de service Ilana Glazer (la série Broad City), en passant par l'épouse magnanime Jillian Bell (la série Eastbound & Down), la bombe Lizzy Caplan (les séries Party Down et Masters of Sex) ou la bonne copine perverse Mindy Kaling (la série The Office US). Sans même parler des caméos de James Franco, ironisant joyeusement sur sa présumée bisexualité, et Miley Cyrus, citant Hannah Montana avant d'y aller d'un inévitable Wrecking Ball.

DE JONATHAN LEVINE. AVEC JOSEPH GORDON-LEVITT, SETH ROGEN, ANTHONY MACKIE. 1H41. SORTIE: 09/12.

En 2011, Jonathan Levine envoyait valdinguer les tabous en lien avec la maladie le temps d'un 50/50 dont le titre semblait renvoyer tout aussi bien aux chances de s'en sortir de son personnage principal, atteint d'une forme particulièrement rare et avancée de cancer, qu'au principe même du film: 50% de rires, 50% de larmes. Quatre ans plus tard, son équipe gagnante reste en partie inchangée -Joseph Gordon-Levitt et Seth Rogen devant la caméra, Rogen et Evan Goldberg à la production- et affiche une même propension au mélange des genres, puisqu'il s'agit ici de revisiter la forme éculée du conte de Noël à la sauce pimentée de la nouvelle comédie américaine. Mais comme souvent quand la paire Rogen-Goldberg (Superbad, This Is the End) est à la manoeuvre, c'est au récit d'une histoire d'indéfectible amitié que s'attelle avant tout The Night Before. Soit celle qui unit Ethan, Isaac et Chris depuis la mort accidentelle des parents du premier un funeste soir de réveillon de Noël, et qui les pousse chaque année à la même date à se lancer dans une virée hallucinée aux vertus amnésiques. Mais la future paternité d'Isaac et la fulgurante célébrité de Chris devraient bientôt avoir raison de la tradition. Et le trio de se lancer dans une ultime nuit de débauche dans Big Apple. La der des ders, donc, histoire d'acter une fois pour toutes leur passage à l'âge adulte, mais surtout de vérifier que la sagesse s'acquiert parfois au prix des pires excès... Multipliant les détournements bibliques -une crucifixion d'un genre particulier- et les références filmiques -à Big, Maman j'ai raté l'avion, The Great Gatsby...-, Levine signe un feelgood movie évoluant entre rires gras -à base de drogues, de vomi, d'allusions sexuelles ou scatologiques, et bien sûr d'énormément d'alcool- et émotions vraies -un final bêtement touchant qui repose la question de la pertinence de valeurs supposément cardinales. Un cocktail parfaitement dosé, à l'efficacité désormais éprouvée, présidant à une comédie décomplexée dont l'indéniable réussite tient aussi beaucoup à son casting. Puisqu'aux côtés des Joseph Gordon-Levitt, Seth Rogen, Anthony Mackie et autre Michael Shannon, hilarant en dealer dérangé, on retrouve ici une formidable brochette de cadors de la comédie US actuelle. Du père Noël conteur Tracy Morgan (la série 30 Rock) au Grinch de service Ilana Glazer (la série Broad City), en passant par l'épouse magnanime Jillian Bell (la série Eastbound & Down), la bombe Lizzy Caplan (les séries Party Down et Masters of Sex) ou la bonne copine perverse Mindy Kaling (la série The Office US). Sans même parler des caméos de James Franco, ironisant joyeusement sur sa présumée bisexualité, et Miley Cyrus, citant Hannah Montana avant d'y aller d'un inévitable Wrecking Ball.