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Aquaman dut d'abord partager l'affiche avec ses collègues Batman, Superman, Wonder Woman et Flash dans Justice League, l'an dernier. Mais c'est SON film, avec SON nom sur l'affiche, qui est à présent offert au métis fantastique, rejeton d'un humain et d'une princesse venue de l'Atlantide engloutie. Le physique impressionnant et le charisme indéniable de Jason Momoa (le Khal Drogo de Game of Thrones) l'imposent aisément dans un rôle que le natif d'Honolulu joue avec une jouissance évidente. Si ses clins d'oeil -et en général les ruptures de ton comiques du film- manquent souvent d'à-propos, son impact global est bénéfique à un spectacle qui prend d'emblée l'option de travailler l'excès. L'action mais aussi les sentiments, les décors et les costumes se veulent hauts en couleur et confèrent une texture chatoyante aux aventures d'un super-héros confronté à son demi-frère pour le trône d'Atlantis mais aussi et surtout pour sauver l'humanité d'une guerre fatale. L'anecdote est bien maigre, le méchant bien trop pâle, mais le plaisir est au rendez-vous d'un Aquaman inégal mais assez excitant, réalisé avec une certaine bravoure par un James Wan (Saw, Insidious) en mode kitsch assumé.