Vendu sur près de 200 marchés internationaux, un record pour un film sud-coréen, Parasite (lire notre critique) a déjà engrangé plus de 90 millions de dollars de recettes dans le monde. En France, il a attiré plus de 1,67 millions de spectateurs, devenant la Palme d'or la plus vue depuis quinze ans.

Drame familial et thriller sur les inégalités sociales, mêlé de comédie, Parasite raconte l'histoire d'une famille de chômeurs dont la vie va changer le jour où le fils devient professeur d'anglais pour une famille bourgeoise, marquant le début d'un engrenage incontrôlable.

"Parasite parle de la pauvreté, des odeurs, et le côté cru dans le film peut être un peu gênant pour les spectateurs", souligne Bong Joon-ho lors d'un entretien avec l'AFP à Lyon à l'occasion du Festival Lumière - dédié aux films classiques - dont il est l'un des invités d'honneur.

"Dans mon film, il n'y a pas du tout non plus de solidarité entre les pauvres. Au contraire, les pauvres se battent entre eux", ajoute le réalisateur de The Host et de Snowpiercer, le Transperceneige.

"C'est aussi pour ça que je pensais que le film dérangerait, parce qu'en général on voit les méchants riches et les pauvres solidaires et qui gagnent", analyse le cinéaste, assurant qu'il était "très inquiet" de l'accueil que recevrait ce long métrage pour lequel il "espérait juste rentrer dans ses frais".

Après le succès de Parasite, Bong Joon-ho s'attelle déjà à un prochain film, "un projet qu'il a depuis 17 ans en tête". "C'est quelque chose d'assez étrange, une sorte de film d'horreur ou un thriller. Ça se passe à Séoul. On verra le paysage coréen, mais que j'ai envie de disséquer", détaille-t-il.