Dans le noir du bronze, par exemple, un putti de la Renaissance porte sur ses épaules joufflues, une tête de crâne démesurée et dorée. Du corps d'un éphèbe grec surgit une tête immense et bien trop lourde alors qu'un autre est transpercé de flacons de verre... Ses toiles, de même, puisent dans le répertoire ancien et particulièrement dans celui de la peinture flamande ou italienne comme d'un point d'ancrage neutre aussitôt perturbé par de malicieuses associations.

Si depuis toujours, le sens des oeuvres tournoie autour de la thématique des "Vanités", elles prennent souvent appui sur l'importance accordée au visage qu'il soit, comme dans "La tour" de 22 m de hauteur posée à l'extrémité de la digue de Duinbergen, répété 49 fois ou comme dans cette peinture titrée "Sous la peau" réalisée ces derniers mois. Soit le visage d'une femme idéale du XVIIIe aristocratique qui, dans son anonymat et son illusoire perfection s'associe à l'image d'un crâne et à celle d'une raclette de laveur de vitres. Comme si la mort pouvait être lavée par l'irruption de ce regard venu du siècle des lumières. Un visage séducteur posé à la surface d'une vitre dont le sens se voit renforcé et justifié par l'outil que le peintre présente frontal et suspendu à la manière d'un crucifix. On pourrait alors y voir précisant la signification cette "Vanité", une apologie (ou une critique) du métier manuel qu'il soit celui du peintre ou du laveur de vitre dont on apprécie l'idée de maîtrise, voire d'habileté et d'efficacité.

Chacun ira de sa propre interprétation. Ainsi rejoint-il l'idéal de Magritte qui, au pouvoir de la peinture, a toujours préféré celui de l'image en liberté.

Bruxelles, Galerie Rodolphe Janssen. 35 rue de Livourne. Jusqu'au 16 octobre. Du mardi au samedi, de 10h à 18h. www.rodolphejanssen.com

Dans le noir du bronze, par exemple, un putti de la Renaissance porte sur ses épaules joufflues, une tête de crâne démesurée et dorée. Du corps d'un éphèbe grec surgit une tête immense et bien trop lourde alors qu'un autre est transpercé de flacons de verre... Ses toiles, de même, puisent dans le répertoire ancien et particulièrement dans celui de la peinture flamande ou italienne comme d'un point d'ancrage neutre aussitôt perturbé par de malicieuses associations. Si depuis toujours, le sens des oeuvres tournoie autour de la thématique des "Vanités", elles prennent souvent appui sur l'importance accordée au visage qu'il soit, comme dans "La tour" de 22 m de hauteur posée à l'extrémité de la digue de Duinbergen, répété 49 fois ou comme dans cette peinture titrée "Sous la peau" réalisée ces derniers mois. Soit le visage d'une femme idéale du XVIIIe aristocratique qui, dans son anonymat et son illusoire perfection s'associe à l'image d'un crâne et à celle d'une raclette de laveur de vitres. Comme si la mort pouvait être lavée par l'irruption de ce regard venu du siècle des lumières. Un visage séducteur posé à la surface d'une vitre dont le sens se voit renforcé et justifié par l'outil que le peintre présente frontal et suspendu à la manière d'un crucifix. On pourrait alors y voir précisant la signification cette "Vanité", une apologie (ou une critique) du métier manuel qu'il soit celui du peintre ou du laveur de vitre dont on apprécie l'idée de maîtrise, voire d'habileté et d'efficacité. Chacun ira de sa propre interprétation. Ainsi rejoint-il l'idéal de Magritte qui, au pouvoir de la peinture, a toujours préféré celui de l'image en liberté. Bruxelles, Galerie Rodolphe Janssen. 35 rue de Livourne. Jusqu'au 16 octobre. Du mardi au samedi, de 10h à 18h. www.rodolphejanssen.com