Comme le cornet vanille-fraise, c'est un classique de l'été que l'on vient lécher en famille. Les lieux de culture l'ont d'ailleurs bien intégré: une exposition consacrée au street art met tout le monde d'accord, papa, maman et moi. Donner à voir graffeurs et taggeurs, c'est être sûr de faire marcher la billetterie à plein régime. Co-commissaire de Conquête urbaine et co-fondateur avec son épouse de la galerie parisienne Mathgoth, Gautier Jourdain n'en fait pas mystère: "Dédier une programmation au street art, c'est l'assurance de voir débarquer un public qui tourne habituellement le dos aux musées. Ce label est terriblement efficace." Cette promesse de succès facile n'est pas sans drainer quelques déboires dans son sillage. Nombreuses ont été les manifestations qui ces dernières années ont laissé l'amateur perplexe face à, biffer la mention inutile, un générique vu et revu, un propos indigent, une scénographie sans queue ni tête...
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