Le déshonneur d'Elisabeth Campbell

23/09/10 à 09:13 - Mise à jour à 09:13

Un thriller d'enquête où John Travolta joue un rôle attendu, mais où Madeleine Stowe lui offre une réplique qu'on aimerait plus souvent connaître à Hollywood.

Le déshonneur d'Elisabeth Campbell

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Il existe, dans l'armée américaine, une Division des Enquêtes criminelles (CID) dont le rôle est d'investiguer sur les crimes commis dans les locaux ou périmètres militaires. Paul Brenner, interprété par John Travolta, est un des meilleurs limiers de cette force policière au statut particulier.

Sa nouvelle mission l'expédie à Fort Mac-Callum, où l'on soupçonne un important trafic d'armes. Il y fera rapidement connaissance avec Elisabeth Campbell (Leslie Stefanson), jeune et séduisante responsable des opérations psychologiques à la base. Il tombe sous son charme, et entame avec elle un flirt brutalement interrompu... par la découverte du cadavre d'Elisabeth, qui a été violée avant d'être assassinée! Il va découvrir qu'elle était la fille d'un général (James Cromwell), lui-même probable futur vice-président des Etats-Unis...

Film d'enquête assez traditionnel dans son déroulement, Le Déshonneur d'Elisabeth Campbell fait émerger des secrets sexuels où (attention les yeux) le sadomasochisme tient une place majeure. Dans une atmosphère délétère, plantée avec pas mal de complaisance et une recherche parfois outrée d'effets sensationnels, le film de Simon West offre à Travolta un rôle qui lui va bien. On a le plaisir de retrouver, face à lui, la bien trop rare Madeleine Stowe. Celle qu'on découvrit dans Etroite surveillance en 1987, et qui donna une bien belle réplique à Bruce Willis dans L'Armée des 12 singes, incarne ici une enquêtrice chargée d'épauler un collègue... dont elle fut la maîtresse. Une performance convaincante, par une actrice qui mériterait plus de rôles marquants, mais que Hollywood n'appelle plus guère ces dernières années.

Le Déshonneur d'Elisabeth Campbell, 20.35, sur France 3.

Thriller de Simon West, avec John Travolta, Madeleine Stowe, James Cromwell. 1998.

Louis Danvers

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