Internet Connection - Crimes, justice et vidéo

13/04/12 à 16:46 - Mise à jour à 16:46

Vaste sujet. Non, très vaste sujet. Car comme le suggère l'un des intervenants de ce documentaire: "Internet, c'est le monde". Rien que ça. Le monde dans ce qu'il a de plus glorieux comme de plus vil, le monde en un clic, le monde accessible à (presque) tous.

INTERNET CONNECTION - CRIMES, JUSTICE ET VIDÉO, DOCUMENTAIRE DE VINCENT LEBRUN. **
Ce mercredi 18 avril à 22h00 sur La Une.

Internet Connection - Crimes, justice et vidéo

© PG

Vincent Lebrun s'est attaqué à la plus grande matrice du moment, pour le compte de Capa. Et comme souvent, quand elle se met en tête de défricher une thématique, la célèbre agence y va au marteau-piqueur, à 100 à l'heure, passant d'un angle à l'autre sans véritablement prendre le temps de s'y attarder. Crimes, justice et vidéo, renseigne le titre de cet essai poussif, façonné pour être vendu aux plus de chaînes possibles (aussi crédible que racoleur): cela donne un reportage rythmé au goût légèrement superficiel, dans lequel Internet est dépeint par ses témoins (blogueurs, journalistes, sociologues et politiques) comme la plus grande machine démocratique de tous les temps, ou plus prosaïquement comme une poubelle dans laquelle les bas instincts peuvent se déverser en toute impunité.

Des fameuses séquences d'happy slapping (grosso modo, tu mets une baffe à un quidam, je filme, et je tape tout sur YouTube une demi-heure plus tard) aux gags les plus inoffensifs, des bavures policières filmées aux dérapages verbaux des hommes politiques, tout file illico sur le Web, la Toile facilitant de manière totalement inédite la transmission de l'information (si tant est, dans certains cas, qu'on puisse parler d'information) entre internautes du monde entier. Face à cette déferlante ininterrompue d'images choc et de scoops en puissance, les médias n'ont d'autres choix que de s'adapter...

Si Vincent Lebrun parvient certes à titiller l'un ou l'autre des enjeux de cette bien large question, c'est un sentiment de trop peu qui domine à l'issue de ce reportage. Dommage.

Guy Verstraeten

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