Critique ciné: Eisenstein in Guanajuato, baroque et fantaisiste
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04043592015-07-07 13:46:242015-07-07 13:48:53FocusPas de parutionReviewArticleJean-François PluijgersPar Jean-François PluijgersCinémaLeVif Focus

Critique ciné: Eisenstein in Guanajuato, baroque et fantaisiste

BIOGRAPHIE | Peter Greenaway signe une fantaisie baroque autour du séjour d'Eisenstein à Guanajuato où, parti tourner Que Viva Mexico!, le réalisateur russe aura la révélation de son homosexualité.

yesKevin Dochain2015-07-07 13:47:00http://focus.levif.be/culture/cinema/critique-cine-eisenstein-in-guanajuato-baroque-et-fantaisiste/article-review-404359.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/critique-cine-eisenstein-in-guanajuato-baroque-et-fantaisiste/article-review-404359.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Critique ciné: Eisenstein in Guanajuato, baroque et fantaisiste

Artiste aussi excentrique qu'aventureux, Peter Greenaway a vu son oeuvre vouée, insensiblement, à la confidentialité, sinon à l'indifférence. A tel point que son Eisenstein in Guanajuato est le premier de ses films à sortir sur nos écrans depuis des lustres, la participation belge à cette coproduction n'y étant sans doute pas étrangère. L'auteur y retrace le séjour de Sergueï Eisenstein (Elmer Bäck) au Mexique, où le réalisateur du Cuirassé Potemkine s'en alla tourner Que Viva Mexico! en 1931, un projet resté inachevé. Plus qu'au cinéaste au travail, c'est toutefois à l'homme, et à la révélation de son homosexualité, que s'intéresse le réalisateur britannique. Les dix jours enflammés qui devaient bouleverser la vie d'Eisenstein prennent, devant sa caméra, un tour exubérant. Traversé d'élans magistraux, empruntant notamment à la science du montage du maître soviétique, son film tend aussi au grotesque, un sentiment renforcé par le jeu outré d'Elmer Bäck, au service d'une vision baroque et extravagante.

DE PETER GREENAWAY. AVEC ELMER BÄCK, LUIS ALBERTI, MAYA ZAPATA. 1 H 45. SORTIE: 08/07.

Dans le Focus du 3 juillet, notre interview de Peter Greenaway.

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Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"
Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"
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Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"
Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"
023062012-06-13 08:50:012013-03-18 21:06:50FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"

Président du jury du Brussels Film Festival, Peter Greenaway donnait une master class passionnante ce mardi. Rencontre avec un grand du cinéma.

LeVif Focusauto2012-06-13 08:50:00http://focus.levif.be/culture/cinema/peter-greenaway-vous-n-avez-jamais-vu-de-film/article-normal-2306.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/peter-greenaway-vous-n-avez-jamais-vu-de-film/article-normal-2306.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Peter Greenaway: "Vous n'avez jamais vu de film!"

Il garde une grande prestance, Peter Greenaway. Et il parade élégamment sur la scène d'un Studio 1 de Flagey bien garni. La "master class" donnée par l'artiste britannique dans le cadre du Brussels Film Festival commence sur un mode stimulant, même si pas forcément optimiste pour les cinéphiles rassemblés devant lui. "Je m'en vais vous divertir, mais aussi vous provoquer en vous parlant de la fin du cinéma", annonce avec un sourire en coin le réalisateur des mémorables The Falls, The Draughtsman's Contract, The Belly of an Architect et The Cook, The Thief, His Wife and Her Lover. Pour Greenaway, évoquer "la mort graduelle de l'expérience cinématographique" n'est pas forcément source de tristesse, ni même de mélancolie. "Ce qui vient après est toujours plus intéressant!", clame celui dont l'aura dans les festivals internationaux consacrés au 7e art a considérablement pâli depuis la fin des années 1990. Certaines méchantes langues en tireront la conclusion un peu hâtive que les critiques acérées adressées au cinéma par le très intelligent Anglais sont liées à l'amertume personnelle qu'il a pu tirer d'une reconnaissance en berne. Mais cela fait longtemps déjà que Greenaway lance ses flèches empoisonnées vers l'écran, et qu'il se revendique d'une approche expérimentale qui lui vaut par ailleurs une grande reconnaissance dans les cénacles muséaux et avant-gardistes. Peintre de formation, il regrette que nous soyons "pour la plupart des analphabètes visuels", faute d'une éducation aux choses de la forme et du regard. "Tout est basé sur le texte et sur le texte seulement", dénonce-t-il en s'appuyant sur les réflexions d'Umberto Eco. "Regardez les plus considérables succès populaires du cinéma des dernières années: Lord Of The Rings et Harry Potter. L'un comme l'autre sont des adaptations de textes littéraires, et qui plus est de romans attachant une importance cruciale aux textes et à leur décryptage!"

A mort les scénaristes!

"Vous n'avez jamais vu de film! Vous n'avez jamais vu (à 99,9999%) que du texte illustré!", lance un Peter Greenaway décidément d'humeur provocatrice, et qui ajoute, radical: "Il faudrait aligner les scénaristes contre un mur et tous les abattre..." L'homme jouit de l'effet produit par sa formule expéditive. L'humour, ça le connaît. Mais il redevient vite sérieux pour déplorer que "le cinéma n'ait jamais vraiment trouvé son autonomie, sa spécificité." Il aimerait bien pouvoir "aller voir les producteurs avec quatre tableaux, 8 lithographies et un carnet de dessins", mais sait bien qu'il n'obtiendra rien sans un script écrit, que le film illustrera ensuite. "Illustration est un mot dégueulasse, pour moi!" renchérit celui qui pose plusieurs exigences appelées à renverser autant de "tyrannies". "Il faut se débarrasser de la narration, se débarrasser aussi du cadre, cet artifice rectangulaire né dans la peinture au XIVe siècle et qui a été copié de la peinture au théâtre, puis du théâtre au cinéma, sans qu'il corresponde à rien: on ne trouve pas de rectangle dans la nature... Il faut déconstruire, exploser le cadre!" Et Greenaway d'exalter les alternatives technologiques se développant avec l'Imax, l'Omnimax, entre autre.

"Il faut encore se débarrasser des acteurs (ces gens tous entraînés à faire semblant de ne pas être regardés...) et enfin de la caméra, cet objet d'une remarquable stupidité!" Picasso disait "Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense", or "la caméra ne pense pas." Peter Greenaway énonce la conclusion de son cruel bilan: "En 117 ans (depuis l'invention du cinématographe Lumière), nous n'avons vécu qu'un prologue, il s'agit à présent d'expérimenter!" A l'appui de sa thèse, il cite le "machinema" (des films entièrement réalisés dans le cyber-espace), et ses propres expériences en écrans multiples, combinant temps réel et espace réel autour d'un artiste créant en direct, un "V.J." (Video Jockey) comme il y a des D.J. Une société de Rotterdam lui a fabriqué un énorme écran tactile sur lequel il peut jouer des milliers de "loops" (boucles) visuels qu'il a déjà en stock...

Louis Danvers

Brussels Film Festival, du 8 au 16 juin à Flagey et Bozar, Bruxelleswww.brff.be

Brussels Summer Festivalpeter greenawaymaster class63190

Brussels Film Festival: en avant la musique

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Brussels Film Festival: en avant la musique
Brussels Film Festival: en avant la musique
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Brussels Film Festival: en avant la musique
Brussels Film Festival: en avant la musique
063192012-06-06 10:56:142013-03-18 20:04:37FocusPas de parutionNormalArticleCinéma

Brussels Film Festival: en avant la musique

Le Brussels Film Festival fête ses 10 ans. Et déroule pour l'occasion un menu cinéphile à visage résolument musical. Demandez le programme.

LeVif Focusauto2012-06-06 10:56:13http://focus.levif.be/culture/cinema/brussels-film-festival-en-avant-la-musique/article-normal-6319.htmlhttp://m.focus.levif.be/culture/cinema/brussels-film-festival-en-avant-la-musique/article-normal-6319.htmlhttp://focus.levif.be/culture/cinema/http://m.focus.levif.be/culture/cinema/
Brussels Film Festival: en avant la musique

"Le festival de Bruxelles est réellement né en 1974, je pense. Il y a même eu une première édition en 1946 ou 1948. Enfin, il y a eu différentes versions. Mais ça fait 10 ans qu'il est basé à Flagey. On a remis les compteurs à zéro à ce moment-là, quand le producteur Dominique Janne l'a repris. Son idée, c'était d'organiser un événement un peu à l'image de Sundance, c'est-à-dire avec uniquement des premiers films, mais européens pour le coup. J'ai repris à mon tour le festival il y a 3 ans. On l'a ouvert à tous les films européens, plus seulement des premiers films parce que c'était trop restrictif pour un festival bruxellois. Du côté des avant-premières, il y a même des longs métrages internationaux désormais. Mais on tenait tout de même à conserver une compétition récompensant le meilleur premier film européen, pour continuer à révéler de nouveaux talents."

Au téléphone, depuis son hôtel cannois, Ivan Corbisier, directeur du Brussels Film Festival, dessine les grandes lignes d'une édition qui s'annonce un chouïa singulière. Un vrai-faux anniversaire, donc, qui se célébrera notamment en musique puisque dès le deuxième soir, le 9 juin, l'événement soufflera ses dix bougies à Flagey en compagnie des Chromatics, Américains dont l'italo disco romantico-glacé, entendu notamment sur la BO de Drive, se déclinera en coups de reins forcément lascifs le temps d'un live ponctué par les DJ sets du libertin Carl Barât et du poète-écrivain-slameur-rockeur Saul Williams. Excusez du peu. Grosse bamboula "place to be" en vue du côté d'Ixelles donc, en prélude de laquelle il sera en outre possible de découvrir To Rome With Love, le nouveau Woody Allen, en avant-première, ainsi qu'un documentaire inédit consacré aux ravageurs (ravagés?) Libertines. Ou encore Shut Up And Play The Hits, un autre docu, s'intéressant celui-là à l'ultime concert de feu LCD Soundsystem et se doublant d'un portrait intime de sa tête pensante James Murphy. Le tout (films + soirée) pour dix euros. C'est cadeau.

Docs en stock

La cuite surmontée, musique et cinéma convoleront ainsi en justes noces durant toute la durée de la manifestation, au gré de ciné-concerts, rencontres professionnelles et autres master class -comme celle dispensée par Jean-Michel Bernard, compositeur attitré de Michel Gondry et responsable de la BO du récent Hugo Cabret. Mais aussi et surtout d'une toute nouvelle section à l'éloquent intitulé, Music Docs, qui s'annonce rien moins que passionnante avec des films consacrés à Lil Wayne, à Joy, le groupe de l'ex-Venus Marc Huyghens, ou encore au cultissime label Creation d'Alan McGee (Ride, My Bloody Valentine, Slowdive...). Sans même parler de Vinylmania (lire dans le Focus du 1er juin). "On a commencé à organiser des rencontres musique et cinéma l'an passé parce qu'on a fait le concert des Tindersticks sur les images des films de Claire Denis au Bozar. On voulait développer davantage cet aspect-là: il y avait là en effet comme une évidence pour mon assistant Marc Jacobs et moi-même, qui sommes tous deux musiciens. Et puis voilà, des opportunités concrètes se sont présentées, comme la venue de Carl Barât pour le docu sur les Libertines mais aussi la soirée. Si ça fonctionne, ça pourrait devenir l'une de nos marques de fabrique. Contrairement au festival du film de Gand, qui fait de la venue de compositeurs l'un de ses chevaux de bataille depuis longtemps déjà, ce sont plutôt les musiques nouvelles qui nous intéressent, des groupes qui travaillent à l'occasion pour le cinéma. Comme Air chez Sofia Coppola ou Bony King of Nowhere chez Bouli Lanners."

Gageons que la vinaigrette rock relèvera idéalement le menu cinéphile servi à Flagey. Pour un festival qui n'en conserve pas moins cette année encore plus d'une carte à jouer dans sa manche avec, notamment et pêle-mêle, l'avant-première de Trishna, le très attendu nouveau Michael Winterbottom, des focus consacrés à la Pologne, l'Espagne ou l'Italie, une sélection de courts, du belge, un jury présidé par Peter Greenaway, les venues de Jean-Paul Rouve, du scénariste de Jacques Audiard ou du producteur de Lars von Trier, ainsi que quelques séances en plein air que les geignardises du voisinage n'ont pas (encore) réussi à éradiquer. Une toile sous les étoiles?

Nicolas Clément

Brussels Film Festival, du 08 au 16/06, à Flagey (et Bozar).www.brff.be

Chromaticsthe libertinesbrussels film festivalLCD Soundsystemtrishnapeter greenawayshut up and play the hitsthere are no innocent bystandersopen air screening