Slam, poésie qui claque

27/10/17 à 14:30 - Mise à jour à 30/10/17 à 13:46
Du Le Vif/L'Express du 27/10/17

Parler poétiquement de la question des genres, du racisme ordinaire ou de la vie quotidienne à Kinshasa, et partager directement avec le public? C'est possible avec le slam, ces joutes verbales interactives nées aux Etats-Unis qui ont essaimé un peu partout dans le monde. La preuve prochainement sur scène.

Que ce soit avec l'édition 2017 du championnat belge de Poetry Slam (1), compétition bilingue opposant onze candidats en trois tours au Kaaitheater bruxellois, ou avec la troisième session de Slow (pour Slam Our World), organisée par le KVS et dédiée cette année à la scène kinoise (2), le slam, ailleurs porté par les rendez-vous réguliers de ses scènes ouvertes à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie, va envoyer du lourd dans les jours qui viennent en Belgique. Plus de trente ans après leur naissance, en 1984, au Get Me High Jazz Club de Chicago, ces performances accessibles à tout un chacun - "ses principes et ses formats cassent l'idée fausse selon laquelle l'art poétique est réservé aux intellectuels", écrit son fondateur Marc Kelly Smith - continuent de réconcilier la poésie et "l'homme de la rue". Pour rappel, les règles en sont simples: celui qui monte sur une scène de slam doit interpréter un texte qu'il a lui-même écrit, en trois minutes ou moins, sans accessoires et sans costume, et sera jugé par le public avec une cote de 0 à 10, en utilisant les décimales pour éviter les ex æquo.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires