The Virginmarys - King of Conflict

12/02/13 à 12:02 - Mise à jour à 12:02

ROCK'N'ROLL | Rayon HARGNE, ce premier album du trio anglais The Virginmarys décroche tout de suite le Nobel de décibelo-thérapie doublé d'un Honoris Causa en Ressources Inhumaines.

THE VIRGINMARYS, KING OF CONFLICT, DISTRIBUÉ PAR V2 RECORDS. ****

The Virginmarys - King of Conflict

ROCK'N'ROLL | Rayon HARGNE, ce premier album du trio anglais The Virginmarys décroche tout de suite le Nobel de décibelo-thérapie doublé d'un Honoris Causa en Ressources Inhumaines. Cela vous tombe dessus comme la teigne ou la dengue, humide de bonheur crasseux, vagissant vers l'hystérie dès la première animalité. Ce qui pourrait n'être qu'une grosse crise d'adrénaline venue de Macclesfield -trou proche de Manchester où Ian Curtis vécut et se pendit-, sonne comme une revigorante désacralisation de tout attendu mode. Si on ingère les douze titres avec autant de goulimie -ils méritent bien un néologisme- alors qu'on n'aime ni le metal, ni les Foo Fighters, ni la cohorte des braillards heavy, c'est d'abord pour la voix du chanteur-guitariste Ally Dickaty. Enfin ce truc inouï qui lui tient lieu de larynx, muscle à vitriol où syllabes et voyelles se trouvent soumises à des traitements d'une cruauté qui remonte aux grands hurleurs british, Steve Marriott ou Roger Chapman. Des mecs d'une autre époque alors que les trois ViergesMaries -quel humour aussi- doivent avoir la vingtaine, sans plus. Faut entendre comment sur la plage finale, Ends Don't Mend, la cavalcade de testostérone flambée se ralentit, égrenant un épique solo de guitare bluesy (...), jusqu'à évoquer la gloire d'un Led Zep qui reviendrait de la pré-retraite, flambant neuf. Allez, meilleur coup de reins depuis Nirvana.

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