The Black Keys @ AB, si c'est bon comme ça...

16/11/10 à 11:45 - Mise à jour à 11:44

Les Américains de The Black Keys étaient à l'AB lundi soir, pour un concert sold out depuis longtemps, promesse de stupre et de luxure.

The Black Keys @ AB, si c'est bon comme ça...

© Koen Keppens

Ce lundi, à l'AB, c'était jour de gros son. De rock qui tache forniquant avec un blues qui colle aux doigts. De notes sales et saturées, de la musique qui sent la bière, le cuir, les parties de billard (et plus si affinités) dans l'arrière-salle de bars ricains, et le parfum des filles peu farouches.

Et de filles, il en était abondamment question au concert de The Black Keys, même si la salle, sold out depuis longtemps, était davantage peuplée de sosies poilus du chanteur et guitariste Dan Auerbach période Père Fouras que de donzelles en fleur.

Alors que Dan, désormais rasé de (presque) près (on n'en est pas encore au look de gendre idéal, mais ça s'en rapproche), chante l'amour et juste l'amour, avec un romantisme d'adolescent écorché vif et une sensualité à la limite de l'indécence. Replongeant dans une discographie déjà riche de six albums studio et d'une foultitude d'apparitions télévisuelles et cinématographique (du générique de Hung à la B.O. de Twilight), les Black Keys (à deux avec le batteur en début de show, à quatre ensuite sans qu'on distingue cependant bien l'apport de la basse et du clavier à leurs mélodies simples et évidentes) ont fait transpirer la salle à travers leurs morceaux intemporels et intergénérationnels.

De Thickfreakness en ouverture à Your Touch en épilogue, en passant notamment par Girl is on my Mind, Everlasting Light (avec le concours d'une boule à facettes pour le côté bal de promo libidineux), I'll be your Man, une cover de Ray Davies, Act Nice and Gentle et évidemment le tubesque Tighten Up. Des titres portés par l'aisance vocale d'un Auerbach habité au magnifique timbre soul légèrement griffé. Sans dévier notablement de leurs versions gravées sur disques, mais avec une classe à la fois timide et sauvage, infiniment séduisante.

1h30, c'est trop court quand c'est bon comme ça.

Myriam Leroy

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