Rock Werchter J3 Nick Cave: God is in the house

07/07/13 à 12:20 - Mise à jour à 12:20

L' Australien, dans une forme d'enfer, a fasciné et embrasé Werchter de son charisme diabolique.

Rock Werchter J3  Nick Cave: God is in the house

Nick Cave & The Bad Seeds © Olivier Donnet

Il fait le coup chaque année. Qu'il débarque gueuler son No Pussy Blues avec Grinderman ou se promène avec ses Mauvaises Graines, Nick Cave met tout le monde au pas. Et c'est encore ce que l'Australien a fait samedi en fin d'après-midi. Ridiculisant la concurrence. Démontrant une fois de plus qu'il était le rock'n'roll personnifié.

Si son dernier album, Push The Sky Away, enregistré dans une vieille baraque de Saint-Rémy de Provence, tranche par son calme serein et sa beauté viciée, Nick Cave sur scène reste viscéral, nerveux, tendu... Alterne les décharges électriques et les moments d'accalmie béate.

Comme le splendide We No Who U R et ce fameux Into my arms écrit jadis dans la foulée d'une courte romance avec PJ Harvey.

A 55 balais, l'ancien Birthday Party semble toujours aussi passionné, remonté. Et avec des Bad Seeds au sommet de leur art, un Warren Ellis énorme, il résume une carrière longue de trente ans. Deanna, Tupelo, Mermaids, Stagger Lee... Jack The Ripper, The Weeping Song, Red Right Hand... Tout est parfait. Impressionnant de fureur et de délicatesse. De nervosité et de maîtrise.

Pendant ses concerts, Nick Cave drague, trouble ses fans (souriez vous êtes filmés) et va jusqu'à signer des autographes durant ses chansons. D'accord, c'est un peu comme si Eden Hazard dédicaçait des maillots à même le terrain en bottant un corner, mais le bonhomme exilé à Brighton peut faire ce qu'il veut. Hurler Suck My dick sous le nez d'une spectatrice, imposer un silence étourdissant à des dizaines de milliers de festivaliers avec le dépouillé God is in the house (c'est de la sueur ou il est en train de chialer?). Pour emmener un Mercy Seat aux relents d'apocalypse perché dans la foule. Yes Nick, you are real Cool...

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