James Carr - You Got My Mind Messed Up

21/01/13 à 14:51 - Mise à jour à 14:51

RÉÉDITION | Les amateurs de soul vintage sont décidément gâtés. Régulièrement oublié parmi les grands noms de la soul, James Carr (1942-2001) est pourtant une figure essentielle du genre.

James Carr - You Got My Mind Messed Up

JAMES CARR, YOU GOT MY MIND MESSED UP, DISTRIBUÉ PAR ACE RECORDS. ****

RÉÉDITION | Les amateurs de soul vintage sont décidément gâtés. Il y a quelques semaines à peine, on mettait en avant la fabuleuse compilation rassemblant les enregistrements de Dan Penn pour Fame, le label historique de Muscle Shoals. Avec son camarade Chips Moman, Penn avait notamment pondu le morceau The Dark End of the Street pour James Carr. On retrouve évidemment le tube sur la présente réédition de You Got My Mind Messed Up, album sorti par James Carr en 1966 sur une autre enseigne mythique, Goldwax, à Memphis.

Régulièrement oublié parmi les grands noms de la soul, James Carr (1942-2001) est pourtant une figure essentielle du genre. Maniaco-dépressif, celui qui fut souvent présenté comme le plus grand rival d'Otis Redding dégageait le même mélange séminal de force fruste et de sensibilité. Un grain âpre et brut qui remue les tripes. Il suffit d'écouter des titres comme Pouring Water On A Drowning Man ou Forgetting You pour s'en convaincre: il y a là plus de passion, de rage, de désespoir et d'émotion que dans certaines discographies entières. Le format est évidemment d'un autre temps, d'une autre époque. Pas de gimmick marketing, de "featuring" tonitruants, ni de production clinquante: aussi romantiques que sauvages, les douze plaintes rêches de You Got My Mind Messed Up racontent toutes la même histoire de cris et de larmes, des récits d'amours paumés, en lambeaux. Pour compléter cette réédition, douze autre titres ont été ajoutés, tout aussi troublants. De quoi pousser les amateurs de soul sudiste, s'il le fallait encore, à se ruer sur ce qui constitue bien un des chefs-d'oeuvre du genre.

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