Dour J3: L'Oncle Tony et ses amis

18/07/15 à 11:12 - Mise à jour à 12:47

Rejoint (brièvement) sur scène par Damon Albarn et Oxmo Puccino, la revue de Tony Allen sème toujours le bon tempo.

Dour J3: L'Oncle Tony et ses amis

Tony Allen © DR

Ils sont combien, sur la plaine de Dour, à connaître le nom de Tony Allen ? Le batteur de Fela a droit à la scène principale sur le coup de 18h30, mais c'est probablement autant pour sa légende ("peut-être le plus grand batteur vivant", dixit Brian Eno) que pour le nom de ses guests. Etaient en effet attendus à ses côtés sur la plaine de la Machine à feu, non seulement le rappeur français Oxmo Puccino, mais aussi, voire surtout, Damon Albarn.

Accompagné d'un groupe costaud - deux cuivres, clavier, percus, batterie, basse, guitare -, l'oncle Tony se pointe en chemise bleu pétrole, chapeau de paille à la Buena Vista Social Club. Sachant que son truc à lui, ce n'est pas la rumba cubaine, mais bien l'afro-beat made in Lagos. Rapidement, Albarn le rejoint sur scène pour donner une couleur plus pop, le temps de deux morceaux. Visiblement content d'être là, l'Anglais informe le public que c'est bientôt l'anniversaire du glorieux aînés (75 ans !), et supplie : "can I stay for one more ?". Et de jouer les invités de luxe derrière le Korg. Filant fissa vers le jet privé qui doit l'emmener à Sesimbra, Portugal, pour le concert de Blur qu'il doit y donner le soir-même, Albarn est ensuite remplacé par Oxmo Puccino. L'occasion pour le Black Brel de plaquer ses titres Artiste et L'Enfant seul sur la bande-son que lui propose le band (avec des airs de Requiem pour un con sur le premier des deux)...

Cependant, la revue Tony Allen fonctionne aussi très bien, voire mieux, sans personne derrière le micro. Si le boss a l'air d'à peine toucher ses fûts, c'est bien lui qui dirige discrètement les manoeuvres. Et de dérouler en père peinard un afro-beat bien senti. Sans l'urgence des années Fela, mais avec une bonhomie et une efficacité réjouissantes.

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