Dour 2011: The Do et les Klaxons pour la passe de deux

16/07/11 à 09:08 - Mise à jour à 09:08

Comment fait-on quand on a sorti un premier album qui a cartonné? Deux exemples en action à Dour, vendredi soir.

Dour 2011: The Do et les Klaxons pour la passe de deux

© Noah Dodson

The Do d'abord. En 2008, le duo franco-finlandais avait touché le jackpot avec son premier album, A Mouthful, poussé par le single On My Shoulders. Comment manoeuvrer après ça? The Do a choisi de s'isoler pour faire la même chose - de la pop tarabiscotée, à la limite de la pose arty - mais en mieux. Sur scène, c'est un peu pareil. La formule a pris du coffre: Dan Levy et Olivia Merilahti - coupe à la Selah Sue, genre - se sont entourés de tout un dispositif instrumental: des cuivres, clavier, batterie de percussions/casseroles... De quoi donner encore un peu plus de souffle à leur musique. Evidemment, plongées dans la semi-pénombre, avec l'écho de la scène qui tabasse à côté, les chansons les plus délicates (Dust It Off) ont parfois du mal à se faire une place. Le tribal Slippery Slope, par exemple, se fait plus facilement son chemin. Mais au bout de l'heure, parfois inégale, on a surtout envie de revoir The Do en salle. Plutôt un bon signe.

Sous le même Marquee, enchaînaient les Klaxons, grosse hype 2007. C'est peu dire que leur Surfing The Void (2010) n'a pas eu le même impact que son prédécesseur, le générationnel Myths of the Near Future. Pas certain cependant que cela empêche de dormir les Anglais, qui font leur entrée en fanfare sur un mix disco de Rondo Veneziano. Carrément. L'hymne Atlantis To Interzone lance les débats. Le groupe démarre pied au plancher, bien décidé à prendre le public à la gorge. Peu de moments de répits: les Klaxons jouent l'urgence avec une crédibilité et une efficacité qu'on ne soupçonnait plus. Sur fond d'échos et de sirènes, leur mur du son sonne l'alarme, porté par des basses énormes. Hormis quelques passages plus nuancés (Echoes dans la dernière ligne droite), il n'est pas interdit de trouver la démarche un poil systématique. Mais la bonne nouvelle est qu'elle est davantage coincée dans un format que dans une époque. Qui l'eut cru?

L.H.

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