Allah-Las: "A notre époque, un magasin de disques n'a plus aucun sens"

12/09/16 à 14:30 - Mise à jour à 16:39

Source: Focus Vif

Les Allah-Las, qui se sont rencontrés en bossant au génialissime Magasin Amoeba de Los Angeles, déballent avec Calico Review un troisième album à la fois velvetien et ensoleillé. L'occasion d'explorer les liens parfois troubles entre ceux qui vendent des disques et ceux qui les font.

Dour 2016. Les Allah-Las débarquent au compte-gouttes avec une décontraction toute californienne sous le soleil cramé du Woodstock hennuyer. Le grand guitariste d'origine iranienne Pedrum Siadatian ouvre la marche avec le chanteur Miles Michaud et sa touffe bouclée de Strokes mature. Les Allah-Las, qui confirment avec Calico Review leurs talents de singer-songwriter et complètent une discographie jusqu'ici irréprochable, sont nés autour d'Amoeba Music, le plus grand et plus célèbre magasin de disques de Los Angeles. L'immense boutique, ouverte en 2001 sur Sunset Boulevard, d'un indépendant alors déjà installé à Berkeley et San Francisco. "Si je n'avais pas bossé chez Amoeba, je ne sais pas ce que serait ma vie aujourd'hui, s'interroge Siadatian, les sourcils au ciel et la moue dubitative. C'est là que j'ai rencontré Spencer (Dunham, le bassiste). Et sans lui, je n'aurais jamais fait la connaissance de Miles. Amoeba est un cas assez particulier. C'est un magasin immense qui compte environ 200 employés. C'est un peu comme un collège en fait. Tu as des petites bandes de gens branchés par différentes choses. Tu as des ragots qui circulent. Et tu as l'équivalent d'une bibliothèque dans laquelle tu peux apprendre beaucoup de choses sur la musique. On avait accès à tout ce qui entrait dans le magasin. Tu pouvais prendre des trucs, les regarder ou les écouter, et les ramener. Pour moi, Amoeba n'a pas été une école en tant que musicien mais j'y ai découvert énormément de choses."
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