Les chroniques d'un maladroit sentimental

14/03/13 à 12:01 - Mise à jour à 12:01

HUMOUR | C'est l'histoire d'un grand benêt qui rencontre beaucoup de difficultés avec les femmes: il les aime, mais n'arrive pas à construire une relation épanouissante avec elles.

LES CHRONIQUES D'UN MALADROIT SENTIMENTAL DE ZABUS, CASANAVE ET P. LARCENET, ÉDITIONS VENTS D'OUEST, 48 PAGES. ***

Les chroniques d'un maladroit sentimental

Pour lui, "plus elles sont belles, mystérieuses et attirantes, et plus elles sont chiantes"... Gérard Latuile -puisque c'est là le nom stupide que les auteurs ont donné à leur héros- trimballe donc sa nonchalance et son spleen, des terrasses de café aux fêtes de ses amis, pour dénicher l'âme soeur. Mais rien n'y fait: à 30 balais passés, il est encore obligé de téléphoner à ses ex pour leur demander de lui expliquer comment se comporter avec ses potentielles futures conquêtes. On a connu plus conquérant en matière de séduction. Et puis arrive le rendez-vous avec Florence. Florence et ses enfants, Florence qui lui donne l'impression de se balader en permanence dans un tableau de Chagall. Florence, c'est la femme de sa vie, il le sait. Il va tout mettre en oeuvre pour la conquérir.

Chronique de la vie d'un citadin célibataire moderne, cet album peine à trouver son style et hésite souvent entre la rigolade et le récit plus introspectif. Au rayon des bonnes idées, on retiendra l'apparition de personnages imaginaires qui prennent souvent le lecteur à parti pour expliquer certains comportements du héros. A la croisée du Monsieur Jean de Dupuy et Berberian et du Retour à la terre de Ferry et Larcenet, ces Chroniques d'un maladroit sentimental sont souvent touchantes en nous ramenant à nos propres hésitations face à l'amour. Elles manquent cependant de cohérence pour vraiment captiver en se réfugiant notamment trop souvent derrière un humour un peu trop léger. Preuve, s'il en était besoin, qu'il est important de bien choisir le nom de ses personnages.

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