The Zero Theorem: retour à la dystopie orwellienne pour Terry Gilliam

20/08/12 à 09:55 - Mise à jour à 09:55

Où Schwarzie reprend le B-movie là où il l'avait laissé, Terry Gilliam s'attaque à son projet le plus prometteur depuis belle lurette, Charlie Brooker parodie les séries policières, les concerts les plus improbables se discutent, et Cut Hands cherche la transe.

The Zero Theorem: retour à la dystopie orwellienne pour Terry Gilliam

© DR

Premier des cinq films annoncés où il tient le rôle principal (The Expendables 2 ne compte pas donc), The Last Stand voit Arnold Schwarzenegger se transformer en sheriff dur à cuire aux prises avec un gang latino particulièrement motivé à l'idée de ne pas finir en prison et dégommant donc tout ce qui ressemble à un flic et se met en travers de son passage. Ambiance western, Mad Max et Clint Eastwood époque Épreuve de force pour ce qui est également la première réalisation hollywoodienne de Kim Jee Woon, auteur en 2010, dans sa Corée du Sud natale, d'un très crétin mais incroyablement malsain, violent et tortueux I Saw the Devil. Comme avec John Woo et bien d'autres avant lui, on s'étonnera sinon toujours que lorsque les Américains engagent un réalisateur qui les a soufflés avec une oeuvre originale et maîtrisée qui coupe la chique à n'importe quel cinéphile, ils lui refilent en guise de premier job une bonne grosse série B pleine de clichés.

http://trailers.apple.com/trailers/lions_gate/thelaststand/

---

Plus d'un quart de siècle après Brazil, sa vision horrifique et cartoonesque du 1984 d'Orwell, Terry Gilliam revient à un univers paranoïaque et visiblement glauque avec The Zero Theorem, film qu'il s'apprête à tourner en Roumanie avec Christophe Waltz, ex-nazi et futur négrier chez Tarantino. Comme souvent chez le plus britannique des réalisateurs américains, il semblerait que le personnage principal cherche un sens et un échappatoire à une vie difficile dans un monde horrible, cette fois par le biais des réalités virtuelles et de l'informatique. Autant dire que c'est le projet à priori le plus excitant d'une filmo pas vraiment démente, depuis quelques années, le petit côté moderniste à la Black Mirror (voir série du même nom) titillant bien davantage que lorsque Gilliam revisite des contes de fées.

http://www.telerama.fr/cinema/the-zero-theorem-le-nouveau-film-de-terry-gilliam,85433.php

---

Qui évoque Black Mirror, pense Charlie Brooker et celui-ci vient de lancer A Touch of Cloth, mini-série policière qui se fout ouvertement de la gueule de "toutes les séries policières jamais tournées au Royaume-Uni". Surjeu des acteurs, avalanche de clichés, situations absurdes... L'humour britannique comme on l'aime.

---

De quoi donner des idées aux Vismets, Sport Doen et groupes de rock locaux eux aussi adeptes des concerts donnés dans des endroits hautement improbables et autres "riot gigs", voici une conversation lancée sur un blog affilié au Guardian qui en appelle à la communauté des fans de musique à raconter où et comment ils ont vu se produire des groupes dans des endroits hautement improbables: Leonard Cohen dans une institution psychiatrique, British Sea Power devant un téléscope, ce genre d'enroule... Rock and roll!

http://www.guardian.co.uk/music/musicblog/2012/aug/17/strangest-place-gig

---

Dernier projet en date de William Bennett, un cador de la musique industrielle, Cut Hands est un mélange détonnant d'électronique "abrasive" et de percussions africaines, mariage particulièrement déraisonnable également inspiré par l'hypnose, le vaudou et les sciences cognitives. Amateur de pop, ceci est ton enfer!

http://www.chronicart.com/webmag/article.php?id=1767

Nos partenaires