Michael Bay prosti-champion de la grande petite histoire des placements produits à Hollywood!

11/01/11 à 13:32 - Mise à jour à 13:32

Où Justin Timberlake devient acteur à suivre, Sean Casey filme une tornade de l'intérieur, le placement produit au cnéma existe depuis 1919 et les Inrocks revoient au jour le jour leur copie au sujet de Boardwalk Empire!

Michael Bay prosti-champion de la grande petite histoire des placements produits à Hollywood!

© D.R.

Mark Wahlberg durant les années 90, Justin Timberlake au cours des années 2000. Ou comment écrire une thèse sur la possibilité pour des benêts issus de boys bands de s'avérer sur la longue acteurs plutôt cools à défaut d'être toujours convaincants ou présents dans des films valant vraiment le détour. Après quelques navets et machins plus ou moins cultes, Wahlberg avait ainsi cartonné en 1997 dans le rôle de Dirk Diggler, la star porno imaginaire de Boogie Nights. À 13 ans d'écart, pareil pour Timberlake en ce moment même, droit sous ses bouclettes dans The Social Network et bientôt chez Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca) en immortel, autre rôle à priori marquant. Bref, un Justin présent dans des gros machins porteurs et pas assez mal conseillé pour ne jouer majoritairement que des rôles de durs à cuire comme jadis Wahlberg. Éviter les remakes de la Planète des Singes, aussi...

http://cinema.fluctuat.net/blog/47163-justin-timberlake-ou-comment-devenir-un-acteur-cool.html

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Star chez les insomniaques comptant les chaînes du bouquet plutôt que les moutons, Sean Casey est la vedette de Storm Chasers sur Discovery Channel, comme son nom l'indique, une émission où des scientifiques un peu barrés étudient de très près les tempêtes. Casey fera au printemps également l'objet d'un film, Tornado Alley, un vrai de vrai documentaire malgré ses allures de remake de Twister, célèbre navet venteux tourné par Jan De Bont en 1996. Le pitch est très basique mais prometteur d'images fortes: au volant d'une camionnette customisée façon char d'assaut et armé de caméras IMAX, le scientifique s'est tout simplement proposé de filmer une tornade... de l'intérieur! More after the break....

http://trailers.apple.com/trailers/independent/tornadoalley/

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De James Bond et ses bagnoles au dernier Coca-Cola sur Terre bu dans The Road en passant par la Toyota Prius reliant d'une traite Los Angeles à New-York à la fin de Six Feet Under, on connaît les grands classiques du placement produit à Hollywood, cet art d'insérer de la publicité évidente dans des scènes de films et de séries qui s'en passeraient pourtant bien. On sait moins que la manie existe depuis 1919 et que le deuxième Transformers est tellement truffé de partenariats marketing que l'industrie publicitaire américaine a offert en 2009 un Whore Award (Prix de la Pute, donc!) à Michael Bay! Un montage signé Oliver Noble pour Filmdrunk nous apprend tout cela et d'autres choses, comme les changements de dialogues originaux dans Demolition Man, où le très yankee Taco Bell devient dans la même phrase Pizza Hut dès que la copie du film est destinée aux écrans internationaux!

http://www.ecrans.fr/Une-histoire-du-placement-de,11727.html

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Boardwalk Empire dans les Inrocks, ça avait très mal commencé. Réception critique plus que mitigée, doutes sur la force du personnage principal joué par Steve Buscemi (falot), accusations de tourner en rond dès que l'on cause Mafia à la télé américaine, de rajouter nudité frontale et scènes de sexe réalistes sans réelle nécessité... Et puis là, cela devient soudainement "une série qui casse la baraque!". D'où questions finalement plus pertinentes qu'emmerdeuses: est-il utile d'écrire à vif quand on se pique de critique culturelle? Peut-on livrer un article raisonnable sur une série télé après n'en avoir vu que 3 épisodes? Peut-on comparer une histoire de la criminalité durant le temps de la Prohibition et de l'avènement de la Mafia américaine (1919-1933) à celle des Soprano (1998-2007), saga d'une famille de beaufs bling-bling complètement ringardisés par les gangstas blacks, les brigands des Pays de l'Est, le libéralisme sauvage, la volonté de se recaser à Hollywood, le cancer tuant plus que les balles... Allons, allons, messieurs, un peu de sérieux...

http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/57330/date/2011-01-10/article/apres-les-soprano-terence-winter-casse-la-baraque-avec-boardwalk-empire/

Serge Coosemans

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