Bruxelles, ma b'hell: le DNA ferme ses portes

09/07/12 à 18:06 - Mise à jour à 18:06

Le bar bruxellois, véritable institution du centre-ville bruxellois, ferme définitivement ses portes suite à des problèmes de gérance. Une soirée de fermeture aura lieu ce lundi soir.

Bruxelles, ma b'hell: le DNA ferme ses portes

Le bar bruxellois, véritable institution du centre-ville bruxellois depuis 1983, ferme définitivement ses portes suite à des problèmes de gérance. Une soirée de fermeture aura lieu ce lundi soir.

Un comité de soutien s'est spontanément créé et a recueilli près de 1500 signatures sur une pétition à destination de la ville de Bruxelles.

La propriétaire refuse de renouveler le bail de l'établissement. Les gérants ont signé lundi un aveu de faillite, ne supportant plus le poids financier de la procédure judiciaire. Celle-ci a duré sept mois avec un ancien associé et la propriétaire qui prétextent une mauvaise gestion.

Julie Antoine, la gérante du DNA, affirme que ces arguments sont fallacieux et dénonce, pour sa part, un harcèlement qui serait allé jusqu'à un braquage armé en fin de service et une plainte anonyme pour maltraitance sur son enfant il y a quinze jours. Les associés, qui vont se marier en novembre, ont préféré renoncer plutôt que de voir leur famille inquiétée.

"Nous avons acheté ce bar il y a deux ans, le double du prix proposé par Redbull, précise Julie Antoine. Le DNA est l'un des derniers lieux de Bruxelles où la culture dite alternative peut s'exprimer librement. Je crains que les artistes de nos scènes rap et électro ne trouvent plus à s'exprimer. J'ai honte de porter la responsabilité de la fermeture d'un bar qui existe depuis presque 30 ans." En hiver, les gérants prêtaient notamment leur lieu au Samu Social.

La gérance en tort

Fabrice Vinclaire, l'avocat du propriétaire, a de son côté réagi, considérant que ce sont les excuses fournies par la gérance du DNA qui méritent d'être qualifiées de "fallacieuses" et explique qu'il n'y a pas eu de refus de renouvellement du bail.

L'avocat précise que le propriétaire, "conscient des difficultés que peuvent rencontrer de jeunes personnes profanes en matière de gestion de société, accorda jusqu'à trois remises de la cause devant la Justice de Paix bruxelloise saisie aux fins de leur permettre de régulariser leur situation".

Une procédure en justice a été engagée pour mettre fin au contrat le liant au DNA, suite à des loyers et charges impayés, ainsi que l'absence d'assurances ou de garantie locative. La procédure a abouti en juin dernier à la résolution du bail.

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