Festival de Deauville (6): The Pope of Dope

12/09/15 à 08:59 - Mise à jour à 08:59

Shoot d'aventures ultra énergisantes avec le Dope de Rick Famuyiwa, trip survolté à l'humour décapant et ultime film présenté en Compétition. De la balle!

Festival de Deauville (6): The Pope of Dope

© Capture d'écran YouTube

Gros niveau cette semaine à Deauville, la Compétition se clôturant encore ce vendredi sur un réjouissant concentré d'inventivité filmique. Soit ce que le cinéma indé américain peut produire de meilleur. Tout simplement. Dope, le bien nommé quatrième long métrage de Rick Famuyiwa (The Wood, Brown Sugar), plonge tête baissée dans un quartier chaud de L.A., option réalité trash boostée à l'humour décapant. Le film, bourré de trouvailles énergisantes, y accompagne Malcolm, jeune geek porté sur le rétrogaming bariolé et le hip-hop nineties, dans sa quête d'assurance, zigzaguant entre les mauvais choix de vie et d'autres pires encore. Tel est en tout cas son quotidien d'intello des bas-fonds jusqu'à cette fête gangsta appelée à salement dégénérer où il déboule en gentil bisounours, des coeurs dans les yeux. Le début d'un trip survolté et joyeusement amoral...

D'un réel sordide à plus d'un titre, Famuyiwa tire une bombe de comédie colorée, un peu comme on ferait pousser des champignons flashy sur du fumier. Original, drôle, hyper rythmé, bourré de références à la culture populaire, le film se joue de la narration et de la chronologie à la Tarantino, et rappelle bien souvent le Gregg Araki barré de la Teenage Apocalypse Trilogy, où le hip-hop racé aurait remplacé l'indie rock. Mais qu'on ne s'y trompe pas: derrière son hilarante galerie de personnages foldingues, cette chronique teenage aux accents initiatiques déroule un discours fort et brillamment militant, en appelant notamment à cultiver envers et contre tout sa singularité. De la balle!

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