[Critique ciné] Wonder Woman, blockbuster tout ce qu'il y a de plus fréquentable

20/06/17 à 15:57 - Mise à jour à 22/06/17 à 15:55

Source: Focus Vif

AVENTURES | Dans un paysage hollywoodien saturé de mâles super-héros plus ou moins interchangeables quand ils ne ploient pas sous les effets spéciaux, c'est peu dire que Wonder Woman vient apporter un souffle de fraîcheur bienvenu.

[Critique ciné] Wonder Woman, blockbuster tout ce qu'il y a de plus fréquentable

Gal Gadot est Wonder Woman dans le film de Patty Jenkins. © DR

Imaginée en 1941 par William Moulton Marston, l'amazone héroïne de DC Comics a toujours revêtu une dimension féministe. Il n'en va pas autrement de sa première aventure au grand écran, confiée du reste à une réalisatrice, Patty Jenkins, auteure à ce jour du seul Monster, le film qui avait valu à Charlize Theron l'Oscar de la meilleure actrice en 2004.

Wonder Woman, ou plutôt la princesse Diana, on la découvre enfant, alors qu'elle est élevée dans le royaume paradisiaque des Amazones, sur l'île de Themiscyra, par sa mère Hippolyte (Connie Nielsen) et sa tante Antiope (Robin Wright) qui la forme aux arts du combat dans l'hypothèse où Arès, le fils de Zeus et dieu de la guerre, reviendrait troubler leur félicité. Le jour où Steve Trevor (Chris Pine), un pilote américain, perce le dôme protégeant l'île avec des soldats allemands lancés à ses trousses, la folie des hommes s'invite avec fracas dans ce havre de paix. Informée par le rescapé que la guerre fait rage sur terre (l'action se situe en 1918) et que les Allemands mettent au point une arme chimique qui pourrait faire des millions de victimes supplémentaires, Diana (Gal Gadot), n'écoute que son devoir. Et de quitter les siens pour s'en aller, armée de son épée, de son bouclier et de quelques super-pouvoirs, défier Arès, à l'origine, pense-t-elle, du désastre planétaire, et de se révéler ainsi à elle-même...

Imaginaire de série B

[Critique ciné] Wonder Woman, blockbuster tout ce qu'il y a de plus fréquentable

Co-signé Zack Snyder (qui avait valu à Gal Gadot de faire ses premiers pas de Wonder Woman dans Batman v. Superman: Dawn of Justice), le scénario de Wonder Woman brasse emprunts à la mythologie et à l'Histoire, esprit cartoonesque et imaginaire de série B avec un certain bonheur, introduisant, en plus de sa touche féministe, humour et décalage dans un genre qui en est trop souvent cruellement dépourvu -on pense, toutes proportions gardées, à la saga Indiana Jones. Le parachutage de la candide et fière Amazone au temps des suffragettes ne manque pas de piquant; sa relation avec le cynique Trevor non plus. Le duo composé par Gal Gadot et Chris Pine emporte, du reste, l'adhésion, et l'on a l'impression, pendant une heure 30 tout au moins, de voir un vrai film, privilégiant les personnages aux effets pyrotechniques. Si le final ne fait certes pas l'économie de la surenchère barnumesque et du déluge d'action en vigueur dans ce type de production, il y a là, en définitive, un blockbuster tout ce qu'il y a de plus fréquentable, la fougue et l'aplomb de Gal Gadot emportant tout sur leur passage, et jusqu'à d'éventuelles réserves...

De Patty Jenkins. Avec Gal Gadot, Chris Pine, David Thewlis. 2h21. Sortie: 21/06. ***(*)

>> Lire églaement notre décryptage sur l'avènement des super-héroïnes à Hollywood.

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