Critique ciné: Divergent

01/04/14 à 14:18 - Mise à jour à 14:18

Source: Focus Vif

SCIENCE-FICTION | Difficile, à la découverte de Divergent, premier volet d'une trilogie annoncée, de ne pas éprouver un sentiment de déjà-vu (The Hunger Games).

Critique ciné: Divergent

Shailene Woodley et Theo James © DR

La saga The Hunger Games est passée par là, en effet, et le film de Neil Burger, adapté du best-seller de Veronica Roth, en reprend peu ou prou les ingrédients, expédiant son héroïne au casse-pipe dans un monde post-apocalyptique. Soit donc Tris (Shailene Woodley, une incontestable présence, déjà à l'oeuvre dans The Descendants d'Alexander Payne), une jeune fille évoluant dans une société divisée en cinq clans -Erudits, Sincères, Audacieux, Fraternels et Altruistes, ces derniers en exerçant la gouvernance. Et qui, arrivée à l'âge de rallier une faction, va réaliser, un test d'aptitude à l'appui, ne rentrer dans aucune catégorie. Et pour cause, puisqu'elle est une Divergente, statut l'exposant à tous les dangers, et qu'elle va dissimuler pour rejoindre les Audacieux, garants du maintien d'un équilibre que l'on pressent précaire. Et d'entamer une instruction toute militaire, une série d'épreuves devant permettre de faire le tri parmi les novices en les confrontant à leurs peurs...

Inscrivant son propos dans un environnement déshumanisé d'un fort bel effet, Burger s'acquitte de ce programme proprement et efficacement -il y a là quelques moments vertigineux, à défaut de génie. On ne lui en demandait pas tant, il est vrai, et sans égaler son modèle, Divergent respecte assurément son cahier des charges, et même un peu plus dans le chef de Miss Woodley, solidement épaulée par Theo James, Miles Teller, Ashley Judd ou Kate Winslet. Dommage toutefois que la parabole politique, esquissée à gros traits, ne s'estompe au gré d'un final longuet sacrifiant sans modération aux canons du film d'action de base...

  • De Neil Burger. Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet. 2h19. Sortie: 02/04.

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