"C'est un job d'enfer de se tenir face à une caméra en étant à ce point vulnérable et ouvert"

21/03/18 à 10:20 - Mise à jour à 10:20
Du Le Vif Focus du 15/03/18

Francis Lee inscrit dans la rudesse des paysages du Yorkshire une chronique paysanne où s'épanouit une relation homosexuelle. Austère et fort.

Au même titre que William Oldroyd (Lady Macbeth), Clio Barnard (The Selfish Giant), Peter Strickland (The Duke of Burgundy) ou Ben Wheatley (Sightseers), Francis Lee compte parmi les jeunes réalisateurs venus secouer le cinéma britannique ces dernières années. Originaire du Yorkshire, où il a grandi dans la ferme familiale, le cinéaste a choisi d'y situer son premier long, God's Own Country (Seule la terre), à rebours toutefois d'une certaine image d'Epinal: "Moi qui viens de cette région, j'ai réalisé n'avoir jamais vu ce paysage dépeint tel que je le connaissais, sourit-il dans sa barbe, alors qu'on le rencontre au festival de Berlin. En général, on le représente dans des plans larges restituant sa beauté dans son ampleur dramatique. Mais pour y avoir grandi, c'est avant tout un cadre froid, humide et venteux, pas le genre d'endroit où l'on sortirait pour se promener. Si d'aventure on était à l...

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