2016, l’année de la « Tintoverdose »

Succès de foule pour Hergé au Grand Palais de Paris. © DR
Olivier Van Vaerenbergh
Olivier Van Vaerenbergh Journaliste livres & BD

Si tout est bon dans le cochon, rien n’est vain chez Tintin. Cette année, comme souvent depuis trente-trois ans et la disparition de son auteur, il n’y en aura eu que pour lui.

En albums d’abord, qu’ils soient en coffret, en noir et blanc, en grands formats, en intégrales, en versions commentées – le tout représentant encore près de 3 millions de livres par an, et ce avant même la vraie fausse nouveauté, mais quand même événement, de la rentrée 2017 qu’est la version colorisée de Tintin au pays des Soviets.

Dans le monde des arts ensuite, avec l’expo Hergé au Grand Palais de Paris qui a déjà attiré 130 000 visiteurs en un mois, l’expo démarrée le 6 décembre au Train World schaerbeekois ou ce nouveau record atteint dans une vente aux enchères : 1,55 million d’euros pour une planche de On a marché sur la Lune.

N’oublions pas les 75 ans du journal Tintin, l’ordre de Léopold remis à la veuve de Hergé ou l’avion Tintin inauguré par Brussels Airlines…

Malgré l’absence totale de véritables nouveautés ou d’inédits, Tintin fut de tout, partout et tout le temps. Un exploit de com autant que commercial, qu’on n’imagine tout de même pas éternel. La SA Moulinsart, qui règne sur l’univers de Tintin, pourra-t-elle résister longtemps aux sirènes d’une vraie nouveauté et donc d’une reprise ? Réponse, peut-être, en 2017.

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