Au contraire, on chercherait autrement à cadrer l'émerveillement. Il tiendrait en deux points que tout oppose. D'abord, une harmonie naissant d'accords entre des surfaces géométriques et des couleurs comme cela nous est servi dans bon nombre de peintures. Tout pourrait nous satisfaire et même les proportions des formes aux bords parfois irréguliers ou encore leur texture, leur composition dite en drapeau. Mais ce mur bientôt résiste d'autant plus à notre regard "cultivé" que l'une ou l'autre "fausse note" fait grincer l'équilibre de l'ensemble.

Ainsi, sur l'orthogonalité dominante, le rectangle jaune et oblique qui accompagne la direction donnée par les escaliers, le rythme des marches, celui des balustres et la ligne de la main courante. Ou encore, la blancheur voilée, posée à la hâte et qu'une "tache" accompagne. Ensuite, le détail qui nous ramène au réel. La présence du béton brut, celle d'une pelouse ou encore une rampe d'escalier. Ainsi, peu à peu, à la fraîcheur première du regard, succède l'impression d'un paradoxe. La photographie est bien celle d'un mur quelque part, à Lodz, Macao, Mexico, Budapest, ou encore Anvers ou Charleroi, allez savoir !

Il manque d'indices et l'espace se complexifie au fur et à mesure que le regard l'interroge. Mais, parallèlement, peu à peu, s'invite une sympathie pour ce lieu banal qui désigne aussi, au mépris des règles des urbanistes, des moments de liberté conquises et une histoire. Ces fragments de ville ne sont certes pas "décoratifs" mais ils possèdent ce noeud (plutôt qu'un questionnement) que toute oeuvre d'art contient, une impossibilité de résolution, une beauté paradoxale qui interroge notre regard à la manière d'une ligne d'horizon dont on sait qu'elle n'est qu'une illusion.

Bruxelles, Rossi Contemporary. Rivoli Building, Ground Floor 17, chaussée de Waterloo 690 (Bascule). Jusqu'au 28 août. Sur rendez-vous. www.rossicontemporary.be

Au contraire, on chercherait autrement à cadrer l'émerveillement. Il tiendrait en deux points que tout oppose. D'abord, une harmonie naissant d'accords entre des surfaces géométriques et des couleurs comme cela nous est servi dans bon nombre de peintures. Tout pourrait nous satisfaire et même les proportions des formes aux bords parfois irréguliers ou encore leur texture, leur composition dite en drapeau. Mais ce mur bientôt résiste d'autant plus à notre regard "cultivé" que l'une ou l'autre "fausse note" fait grincer l'équilibre de l'ensemble. Ainsi, sur l'orthogonalité dominante, le rectangle jaune et oblique qui accompagne la direction donnée par les escaliers, le rythme des marches, celui des balustres et la ligne de la main courante. Ou encore, la blancheur voilée, posée à la hâte et qu'une "tache" accompagne. Ensuite, le détail qui nous ramène au réel. La présence du béton brut, celle d'une pelouse ou encore une rampe d'escalier. Ainsi, peu à peu, à la fraîcheur première du regard, succède l'impression d'un paradoxe. La photographie est bien celle d'un mur quelque part, à Lodz, Macao, Mexico, Budapest, ou encore Anvers ou Charleroi, allez savoir ! Il manque d'indices et l'espace se complexifie au fur et à mesure que le regard l'interroge. Mais, parallèlement, peu à peu, s'invite une sympathie pour ce lieu banal qui désigne aussi, au mépris des règles des urbanistes, des moments de liberté conquises et une histoire. Ces fragments de ville ne sont certes pas "décoratifs" mais ils possèdent ce noeud (plutôt qu'un questionnement) que toute oeuvre d'art contient, une impossibilité de résolution, une beauté paradoxale qui interroge notre regard à la manière d'une ligne d'horizon dont on sait qu'elle n'est qu'une illusion. Bruxelles, Rossi Contemporary. Rivoli Building, Ground Floor 17, chaussée de Waterloo 690 (Bascule). Jusqu'au 28 août. Sur rendez-vous. www.rossicontemporary.be