La Semaine de la Critique de Cannes: la Belge Emmanuelle Nicot en lice avec son film Dalva

Sept films en lice et une sélection internationale pour le Grand Prix de la 61e Semaine de la Critique, la section parallèle du Festival de Cannes qui récompense les réalisateurs débutants.

Du 18 au 26 mai se tiendra la 61e Semaine de la Critique. Il s’agit d’une section parallèle au concours officiel du Festival de Cannes et qui récompense les meilleurs premiers et seconds films de réalisateurs. De nombreux grands réalisateurs d’aujourd’hui ont été révélés par ce biais.

Ava Cahen, déléguée générale de la section, a dévoilé, ce mercredi 20 avril, la sélection 2022. Cette année, le jury sera présidé par Kaouther Ben Hania -réalisatrice de La Belle et la meute et deL’Homme qui a vendu sa peau et du documentaire Les imams vont à l’école-, déjà sélectionnée dans la catégorie « Un autre regard », à Cannes. Elle succède à Cristian Mungiu, le réalisateur roumain en compétition au Festival du film de Cannes pour son film R.M.N..

En plus du Grand Prix de la Semaine de la Critique, trois autres récompenses seront remises lors de la cérémonie: le Prix French Touch, le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation pour le/la meilleur·e commédien·ne et le Prix de Découverte de Leitz Ciné du court-métrage. Pour remettre les récompenses aux lauréats, la présidente sera entourée de la comédienne et réalisatrice franco-grecque Ariane Labed, du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson, du chef opérateur belge Benoît Debie et du journaliste programmateur Huh Moon yung, lui qui est aussi Délégué général du festival de Busan en Corée du Sud.

Vingt-cinq longs-métrages et courts-métrages seront projetés tout au long de la Semaine de la Critique, mais seulement sept longs-métrages et dix courts-métrages sont en lice pour les récompenses. Voici la sélection complète:

Film d’ouverture

  • When You Finish Saving The World – Jesse Eisenberg (États-Unis)

Sélection officielle

Longs-métrages

  • Aftersun – Charlotte Wells (Royaume-Uni/États-Unis)
  • Alma Viva – Cristèle Alves Meira (Portugal/France)
  • Dalva (Love according to Dalva) – Emmanuelle Nicot (Belgique/France)
  • La Jauría – Andrés Ramírez Pulido (Colombie/France)
  • Metsurin tarina (The Woodcutter Story) – Mikko Myllylahti (Finlande)
  • Nos Cérémonies (Summer Scars) – Simon Rieth (France)
  • Tasavor (Imagine) – Ali Behrad (Iran)

Courts-métrages

  • Canker – Lin Tu (Chine)
  • Cuerdas (Chords) – Estibaliz Urresola Solaguren (Espagne)
  • Dang Wo Wang Xiang Ni De Shi Hou (Regarde-Moi/Will You Look At Me) – Shuli Huang (Chine)
  • Ice Merchants – João Gonzalez (Portugal/Royaume-Uni/France)
  • It’s Nice in Here – Robert-Jonathan Koeyers (Pays-Bas)
  • Las criaturas que se derriten bajo el sol (Les créatures qui fondent au soleil) – Diego Céspedes (Chili/France)
  • Nisam je stigao voljeti (I didn’t make it to love her) – Anna Fernandez De Paco (Bosnie/Espagne/Royaume-Uni)
  • Στον Θρονο Του Ξερξη (On Xerxes’throne/Sur le trône de Xerxès) – Evi Kalogiropoulou (Grèce)
  • Raie Manta (Manta Ray) – Anton Bialas (France)
  • Swan dans le centre (Swan in the center) – Iris Chassaigne (France)

Séances Spéciales

Longs-métrages

  • Goutte d’Or (Sons of Ramses) – Clément Cogitore (France)
  • Tout le monde aime Jeanne (Everybody loves Jeanne) – Céline Devaux (France/Portugal)

Courts-métrages

  • Amo – Emmanuel Gras (France)
  • Hideous – Yann Gonzalez (Royaume-Uni)
  • Scale – Joseph Pierce (France/Royaume-Uni/République Tchèque/Belgique)

Film de clôture

  • Da-eum-so-hee (Next Sohee) – Jung July (Corée du Sud)

Ce 19 avril, le Festival de Cannes a, quant à lui, partagé l’affiche de sa 75e édition. Cette affiche montre Truman -personnage joué par Jim Carrey- dans le film The Truman Show de Peter Weir, long-métrage sorti en 1998 en Belgique.

La Semaine de la Critique de Cannes: la Belge Emmanuelle Nicot en lice avec son film Dalva
© L’Affiche officielle 2022 © Paramount Pictures Corporation – Jim Carrey, The Truman Show de Peter Weir / Graphisme © Hartland Villa

Cette affiche est hautement symbolique quand on connait l’histoire du film: un jeune homme filmé, à son insu, depuis le jour de sa naissance, entouré de comédiens et figurants faisant de lui le héros d’une téléréalité suivie par le monde entier. Le message véhiculé par ce visuel est d’autant plus fort qu’il s’agit de la scène de la révélation pour le personnage principal. Lorsque celui-ci monte les marches, sous les projecteurs, avant d’apprendre que tout n’était que fiction.

Les organisateurs du Festival de Cannes ont déclaré que le film était une « évocation moderne du mythe de la caverne de Platon« , avant d’ajouter que « The Truman Show […] et cette scène décisive en particulier invitent le spectateur à toucher la frontière entre le réel et sa représentation autant qu’à interroger les pouvoirs de la fiction, entre manipulation et catharsis. Et si Truman, par cette montée, échappe au mensonge, le Festival, par l’ascension de ses Marches rouges, propose d’entrer dans une salle de cinéma pour y découvrir la vérité des artistes.« 

Guillaume Picalausa

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