Tradition bien établie -la manifestation célèbre cette année ses 28 ans d'existence-, le festival Cinéma Méditerranéen (Med) propose de s'immerger, une semaine durant, dans la diversité de la production des pays du Sud, et cela à travers un programme comptant quelque 70 films, longs et courts, fictions et documentair...

Tradition bien établie -la manifestation célèbre cette année ses 28 ans d'existence-, le festival Cinéma Méditerranéen (Med) propose de s'immerger, une semaine durant, dans la diversité de la production des pays du Sud, et cela à travers un programme comptant quelque 70 films, longs et courts, fictions et documentaires. Un double fil rouge préside à cette 17e édition, qui présentera une sélection d'oeuvres venues de Tunisie (dont La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania en ouverture) pour marquer le début de 50 ans d'immigration tunisienne en Belgique. Et rendra par ailleurs hommage aux femmes, à travers une série de portraits de Méditerranéennes, mais encore de nombreux films signés de réalisatrices; jusqu'au jury de la compétition, emmené par l'Égyptienne Marianne Khoury, qui sera exclusivement féminin. Côté programmation, le festival est on ne peut plus prometteur, avec parmi les neuf films présentés en compétition, A Ciambra de Jonas Carpignano, découvert à la Quinzaine des réalisateurs, À mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana, avec Hiam Abbass, et More de Onur Saylak; parmi les titres composant le Panorama, Les Bienheureux, portrait de l'Algérie post-coloniale signé Sofia Djama, et Brooklyn Yiddish de Joshua Z. Weinstein; ou encore, au sein de la section documentaire MeDoc, Rester vivants de Pauline Beugnies et À l'ouest du Jourdain d'Amos Gitaï. Sans oublier, en guise d'apothéose, Abracadabra de l'Espagnol Pablo Berger, auteur avec Blancanieves de l'un des plus beaux films de ces dernières années...