Critique | Cinéma

Critique ciné : Sundown, tensions familiales, flambées de violence et scénario flottant

2,5 / 5
© National
2,5 / 5

Titre - Sundown

Genre - Drame

Réalisateur-trice - Michel Franco

Casting - Tim Roth, Charlotte Gainsbourg, Iazua Larios

Durée - 1h23

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Découvert en 2009 avec Daniel & Ana, Michel Franco s’est employé depuis à passer la société mexicaine au scalpel d’une caméra malaisante, signant des films ne se souciant guère de ménager le spectateur et, partant, volontiers clivants. Ainsi, récemment, de Nuevo Orden, film-choc où la lutte des classes trouvait une expression toute de violence exacerbée -visionnaire ou complaisant, suivant le point de vue. Il est encore question de disparités sociales et d’effondrement dans Sundown, son nouvel opus, encore que la manière soit, pour le coup, sensiblement différente et adoucie en apparence. Tout commence dans un resort pour touristes nantis à Acapulco, où une famille britannique -le frère Neil (Tim Roth), la sœur Alice (Charlotte Gainsbourg) et ses deux enfants- coule des vacances placées sous le signe du luxe et du désœuvrement. Villégiature oisive interrompue par l’annonce de la mort de leur mère. Et de repartir pour Londres aussi sec, à l’exception toutefois de Neil qui, prétextant l’oubli de son passeport, rebrousse chemin, promettant de rejoindre ses proches au plus vite. En lieu et place de quoi il s’installe dans une pension miteuse de la ville, s’éprenant d’une jeune femme et n’opposant qu’indifférence aux appels toujours plus pressants de sa sœur. La suite sera faite de tensions familiales sur arrière-plan d’héritage, de flambées occasionnelles de violence et d’errance au gré d’un scénario quelque peu flottant. Si Tim Roth s’acquitte avec sa maestria coutumière d’un rôle en creux, dire que l’on partage les angoisses existentielles de cet homme dérivant à la surface d’un monde qui vacille, voire que l’on s’en soucie, serait toutefois fortement exagéré…

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