Critique

Rouge comme le ciel

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DRAME | …et bleu, c’est comme quand on est en vélo et qu’on sent le vent qui fouette le visage. On est dans l’Italie des années 1970, et Mirco est devenu aveugle à 10 ans. Placé dans une école spéciale, il y développe une acuité toute particulière, guidée par la volonté de gagner la liberté que sa cécité lui a ôtée.

C’est l’histoire de Mirco, un gamin de 10 ans qu’un accident domestique prive de la vue. Placé dans un institut spécialisé, le garçon y développe une sensibilité et un imaginaire aussi singuliers que féconds, déployant des trésors d’ingéniosité pour donner vie, à l’aide d’un magnétophone, aux fictions qu’il s’invente, dût-il encourir les foudres des autorités scolaires.

Inspiré de la vie de Mirco Mencacci, l’un des ingénieurs du son transalpins les plus réputés (il a notamment officié sur La Meglio Gioventu), Rouge comme le ciel retrace son combat obstiné pour la liberté, nourri de son refus de renoncer à ses rêves. Filmé à hauteur d’enfant, ce mélodrame, s’il ploie parfois sous les bonnes intentions et ne s’écarte jamais d’une ligne scénaristique fort prévisible, n’en est pas moins sensible, et même inspiré, s’agissant de célébrer la créativité, ou le pouvoir évocateur du septième art. Soit la matière d’une fable charmante, assortie encore d’un regard critique sur les raideurs du modèle scolaire à l’oeuvre dans l’Italie des années 70.

Rouge comme le ciel, drame de Cristiano Bortone, avec Paolo Sassanelli, Simone Colombari, Luca Capriotti. 1h36.

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J.F.Pl.

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