Critique

Night Train to Lisbon

Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

DRAME | L’impeccable prestation de Jeremy Irons est le seul éclair dans la consternante grisaille de ce film illustrant tristement l’inanité de ce qu’on appelle un « euro pudding ».

Night Train to Lisbon - Jeremy Irons
Night Train to Lisbon – Jeremy Irons© DR

C’est-à-dire une grosse production à l’échelle européenne, réunissant en dépit de tout bon sens autre que commercial des comédiens de pays et de langues différentes, dans un spectacle dès lors privé de toute authenticité. Le récit nous emmène de Berne à Lisbonne, sur les pas d’un professeur de latin qu’un livre a bouleversé au point qu’il improvise un voyage au Portugal pour en savoir plus sur l’auteur, un poète partageant apparemment les mêmes doutes existentiels que lui. Bille August est bien sûr pavé des meilleures intentions (c’est même le titre d’un de ses deux films palmés d’or au Festival de Cannes). Mais son film, malgré une plongée potentiellement intéressante dans la mémoire de la résistance au fascisme, sombre vite dans l’ennui. Il n’évite même pas le ridicule, l’Anglais Jeremy Irons jouant par exemple un intellectuel suisse tandis que Bruno Ganz, comédien suisse de langue allemande, campe un Portugais parlant anglais avec un indéfinissable accent…

  • DRAME DE BILLE AUGUST. AVEC JEREMY IRONS, BRUNO GANZ, LENA OLIN. 1H50. SORTIE: 11/09.
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