Magnolia

© DR

Paul Thomas Anderson réussit magistralement son film choral, Magnolia, où des destins cassés se croisent dans une symphonie aussi bouleversante qu’intensément mise en images.

C’est LE film choral de référence, une influence majeure et même décisive pour de nombreux réalisateurs pratiquant désormais cette forme avec plus ou moins de bonheur. Paul Thomas Anderson, sans aucun doute un des tout meilleurs cinéastes de sa génération (There Will Be Blood l’a encore récemment confirmé), signe avec Magnolia une oeuvre aussi intelligente et complexe que douloureuse, lumineuse et touchante, avec en prime une pointe d’audace qui emporte le spectateur dans une spirale d’émotion quand le film se permet quelque chose que nous ne dévoilerons pas ici, pour ne pas gâcher la surprise de celles et ceux qui ne l’ont pas encore vu…

Le récit nous fait suivre en montage parallèle les trajectoires de neuf personnages dont les destins se croisent. Tous connaissent ou ont connu dans leur vie des événements tragiques. Des coïncidences et des faits étonnants, voire carrément stupéfiants, interviendront pour modifier les choses, pas toujours dans le sens attendu…

La maîtrise impressionnante dont fait preuve Paul Thomas Anderson est l’indispensable atout d’une oeuvre à la structure et aux développements posant un formidable défi de mise en scène. La distribution, autre élément crucial, est d’un niveau inouï. Tom Cruise y prouve qu’il a l’étoffe d’un grand acteur « sérieux », et nul ne pourra oublier les créations bouleversantes de Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, John C. Reilly ou William H. Macy.

Magnolia, 21.00 sur La Trois.
Drame choral de Paul Thomas Anderson, avec Julianne Moore, Tom Cruise, Philip Seymour Hoffman. 1999.

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Louis Danvers

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