Critique

Le vilain petit canard

Le vilain petit canard © DR
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

ANIMATION | Premier long métrage de l’animateur russe Garri Bardine, Le vilain petit canard revisite le conte d’Andersen en animation en volume pour un résultat particulièrement bluffant.

Soit l’histoire d’un oisillon à qui son « plumage » vaut d’être mis au ban du poulailler, et qui va dès lors devoir tenter de se réinventer. Et un récit cruel sur la différence et les préjugés dont l’auteur tire une fascinante fable musicale et politique orchestrée au son de Tchaïkovski, du Lac des cygnes à Casse-noisette -le choeur de la basse-cour totalitaire vaut à lui seul le détour. Fruit de six ans de travail, le film de Bardine se révèle, au final, un petit bijou d’animation artisanale, un bricolage curieux qui, s’il est un brin longuet, regorge de surprises et de poésie. Et dont la forme même, dans sa désuétude assumée, tient du pied de nez au conformisme. Une découverte.

FILM D’ANIMATION DE GARRI BARDINE. AVEC LES VOIX DE SVETLANA STEPTCHENKO, KONSTANTIN RAÏKINE, LE CHOEUR DE MIKHAIL TOURETSKI. 1H14. SORTIE: 01/05.

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