Critique

[Le nanar de la semaine] The Painted Bird

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Présenté l’an dernier à la Mostra de Venise, The Painted Bird y avait profondément divisé.

Adaptant le roman L’Oiseau bariolé de Jerzy Kosinski, tout en s’inspirant ouvertement de l’oeuvre de Tarkovski et de L’Enfance d’Ivan en particulier, le Tchèque Václav Marhoul y accompagne, dans un noir et blanc profond, l’errance d’un gamin juif en Europe de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale. Lequel, en guise de refuge, ne va rencontrer que l’horreur en des variations en apparence inépuisables. Un voyage au bout de la déshumanisation que, sous couvert d’esthétisme, Marhoul mène avec une complaisance frisant l’insoutenable. Rien n’est épargné à son protagoniste ni au spectateur pendant les 169 minutes interminables que dure ce chemin de croix.

De Václav Marhoul. Avec Petr Kotlár, Nina Sunevic, Alla Sokolova. 2 h 49. Sortie: le 16/09. °

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