Critique

[Le nanar de la semaine (2)] Les Naufragés

Daniel Auteuil dans Les Naufragés de David Charhon. © DR
Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

COMÉDIE | Quoi de pire qu’une mauvaise comédie française? Une mauvaise comédie française qui joue la carte de l’exotisme peut-être.

Après Safari, Low Cost, Babysitting 2 ou autre Pattaya, voici donc Les Naufragés de David Charhon (De l’autre côté du périph), nouveau fleuron du gag bleu-blanc-rouge doré au soleil. Face à un Laurent Stocker bonne pâte à la limite de l’arriération, Daniel Auteuil fait franchement mal au coeur en aristo escroc raciste et homophobe (Christian Clavier était sans doute déjà pris…) surjouant le Robinson échoué sur une île perdue dans la mer des Caraïbes. Fidèle à l’esprit aventureux de la grande tradition dans laquelle il s’inscrit, ce Koh-Lanta du rire beauf n’a en tout cas peur de rien, surtout pas du ridicule, le film tentant in extremis de racheter sa morale douteuse par un final embarrassant d’humanisme jobard. Naufrage sur toute la ligne, donc.

De David Charhon. Avec Daniel Auteuil, Laurent Stocker, Julie Ferrier. 1h35. Sortie: 23/03.

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