Critique

[Le film de la semaine] Un peuple et son roi, les fondamentaux de l’Histoire revisités

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

DRAME HISTORIQUE | Pierre Schoeller revisite avec passion les grands moments de l’Histoire de la France sous Louis XVI.

[Le film de la semaine] Un peuple et son roi, les fondamentaux de l'Histoire revisités

La question politique est au coeur du cinéma de Pierre Schoeller qui, sept ans après L’Exercice de l’État, signe, avec Un peuple et son roi, une forme de retour aux sources -en l’occurrence celles de la Révolution française, envisagée de la prise de la Bastille, en 1789, à l’exécution de Louis XVI, quatre ans plus tard. Événements que le réalisateur de Versailles embrasse de manière originale, laissant le peuple donner de la voix dans un film choral à la fibre par ailleurs toute féminine. Et de placer sa caméra au choeur d’une mêlée qui convergera vers l’Assemblée nationale française, où se cristallisent bientôt les enjeux de cet élan collectif. S’il ne fait pas l’économie d’une relative confusion dans son exposition, Un peuple et son roi ne s’en révèle pas moins passionnant, tant par son dispositif que par les questions qu’il soulève. Schoeller revisite les fondamentaux de l’Histoire avec énergie et fièvre, et le film, inévitablement discursif, est aussi porté par un fort désir de cinéma. Le tout puissamment incarné par les Adèle Haenel, Céline Sallette, Noémie Lvovsky, Gaspard Ulliel, Olivier Gourmet, ou autre Louis Garrel, quelques-uns des visages de cette Révolution…

De Pierre Schoeller. Avec Adèle Haenel, Gaspard Ulliel, Olivier Gourmet. 2h01. Sortie: 26/09. ***(*)

>> Lire également notre interview de Pierre Schoeller.

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