Critique

[le film de la semaine] La Loi de Téhéran, de Saeed Roustayi: un must

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Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Un polar d’un noir d’encre mettant aux prises un flic obstiné et un narcotrafiquant sans scrupules. Un affrontement classique pour un film l’étant beaucoup moins.

Avant d’être rebaptisé La Loi de Téhéran, le second long métrage de Saeed Roustayi s’intitulait Just 6.5 à l’international, référence aux 6.5 millions d’Iraniens ayant plongé dans l’enfer du crack. Après avoir pensé un temps tourner un documentaire sur le nouveau visage d’une toxicomanie ayant pignon sur rue pour ainsi dire, le réalisateur a finalement opté pour un polar d’un noir d’encre mettant aux prises Samad (l’impeccable Payman Maadi, vu notamment dans The Night Of et Une séparation), un flic obstiné, et Nasser Khakzad (le non moins excellent Navid Mohammadzadeh), un narcotrafiquant sans scrupules, engagés dans un duel sans merci. Un affrontement classique pour un film l’étant beaucoup moins, Roustayi dépeignant une réalité blême avec un souci constant de vérité, et sa mise en scène virtuose servant un thriller nerveux, efficace et sinueux qui éclaire un visage méconnu de la société iranienne. Un must.

POLAR. De Saeed Roustayi. Avec Payman Maadi, Navid Mohammadzadeh, Houman Kiai. 2h15. Sortie: le 04/08. ****

Lire notre interview du réalisateur dans le Focus du 5 août prochain.

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