Critique

Critique ciné: St. Vincent, enième variation sur le thème du vieil homme et l’enfant

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Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

COMEDIE | Pour son tout premier long métrage, Theodore Melfi pose sa caméra à Brooklyn et se fend d’une énième variation sur le thème du vieil homme et l’enfant.

Vétéran grognon adepte des jeux de hasard, Vincent se retrouve ainsi bien malgré lui à babysitter le fils de sa nouvelle voisine, mère célibataire relativement dépassée par les événements, après l’école. Pas du genre à faire des concessions, il oriente les activités extra-scolaires du gamin du côté de l’hippodrome du coin et autres clubs de strip-tease. De plan minable en virée foireuse, ce tandem de fortune ne va pas moins commencer à s’entendre, et même à évoluer: tandis que le jeune Oliver apprend à faire face aux vilains tours de la vie, Vincent révèle peu à peu un coeur d’or sous ses dehors mal dégrossis…

Sans surprise, Bill Murray excelle dans son rôle, taillé sur mesure, d’épave fauchée et semi-alcoolique contrainte de renouer avec le versant le plus solaire de sa misérable existence. A ses côtés, Naomi Watts étonne en prostituée russe et enceinte. Hyper prévisible, voire même carrément convenu dans sa seconde moitié, le film, quant à lui, déroule paresseusement sa trame humaniste teintée de fausse insolence au son d’une BO (forcément) indé -The National, Jeff Tweedy… Tout sauf du grand cinéma, en somme. Mais une dramédie tout de même plutôt sympathique quand elle ne verse pas dans la mièvrerie pure et simple -un final embarrassant de bons sentiments.

  • DE THEODORE MELFI. AVEC BILL MURRAY, MELISSA MCCARTHY, NAOMI WATTS. 1H43. SORTIE: 31/12.

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