Critique

[critique ciné] Sabaya: un docu fort et secouant

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Sabaya a pour décor principal le camp de détention d’Al-Hol, en Syrie, ville de tentes peuplée de dizaines de milliers de sympathisants de Daesh.

Dernier volet de la trilogie consacrée par Hogir Hirori aux conséquences de la guerre pour la population irako-kurde, Sabaya a pour décor principal le camp de détention d’Al-Hol, en Syrie, ville de tentes peuplée de dizaines de milliers de sympathisants de Daesh. C’est là qu’opèrent Mahmud et quelques autres, armés de courage surtout, afin de tenter d’arracher à leur sort d’esclaves sexuelles (les sabayas) des femmes et jeunes filles yézidies encore détenues par l’État islamique. Une réalité tragique que Hirori empoigne à bras-le-corps, accompagnant, sans autre commentaire, ces volontaires dans leurs tentatives pour livrer un témoignage sans précédent sur le destin de la communauté yézidie. Primé de Sundance à Zurich, un docu fort et secouant.

De Hogir Hirori. 1 h 31. Sortie: 08/12. ***(*)

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