Critique

Critique ciné: Lovelace

Lovelace - Adam Brody et Amanda Seyfried © DR
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

FILM BIOGRAPHIQUE | Linda Lovelace. Ce nom, ce pseudonyme plutôt, devint au début des années 70 synonyme d’un cinéma X sortant du circuit spécialisé pour intéresser un public plus large.

Deep Throat remportait un étonnant succès, avec pour héroïne une jeune femme ayant le clitoris… au fond de la gorge. Un rôle de composition, assurément, pour Linda Susan Boreman, star du sexe au cinéma qui allait devenir, plus tard, une farouche… militante anti-pornographie! Après avoir consacré des films à l’homosexualité dans le 7e art (The Celluloïd Closet) et au poète « beat » Allen Ginsberg (Howl), Rob Epstein et Jeffrey Friedman racontent la trajectoire peu banale d’une fille du Bronx devenue -sans l’avoir voulu- une figure majeure de la culture alternative made in USA. Amanda Seyfried relève de manière convaincante le défi d’un rôle tout sauf facile, et la recréation de l’époque ne manque pas de sel, ni de sens. Un film intelligent, pas forcément fidèle à la réalité mais posant des questions judicieuses et toujours d’actualité.

  • DE ROB EPSTEIN, JEFFREY FRIEDMAN. AVEC AMANDA SEYFRIED, PETER SARSGAARD, HANK AZARIA. 1H33.
Le contenu intégré souhaite enregistrer et/ou accéder à des informations sur votre appareil. Vous n’avez pas donné l’autorisation de le faire.
Cliquez ici pour autoriser cela de toute façon

Partner Content